Le maire de l’Oise condamné pour violences après avoir tenté seul de mettre fin au rodéo municipal
Il voulait arrêter d’organiser seul un rodéo dans la ville, il a été accusé de violence. En décembre 2024, Romuald Seels, maire (SE) de Venette (Oise), a eu vent de la présence d’un cycliste participant à un rodéo au skatepark municipal. « C’est très dangereux, ce n’est pas adapté aux motos », précise l’élu.
À son arrivée sur les lieux, le conseiller a tenté d’interagir avec le cycliste. « Je lui ai dit de sortir d’ici, que ce n’était pas le bon endroit et qu’il allait se blesser. » Selon le maire, ce dernier n’a pas de casque, n’a pas de permis de conduire, n’a pas d’assurance.
Intimidation, violence physique et dépannage
Soudain, le ton monte. Le garçon « insulte de toutes les manières » le maire, affirme le candidat et Romuald Seels Il a alors décidé de rentrer pour informer la famille de l’homme. « Quand il a enlevé ses vêtements, je l’ai reconnu et j’ai su que je connaissais son père et son grand-père. »
Mais alors que l’édile recherche son interlocuteur au téléphone, le motard s’en prend à lui.
« Il arrive par derrière et me met un coup de genou dans la carotide », confirme le maire. « C’est là que je me dis que je vais avoir du mal. »
L’édile décide d’agir et saisit, sous le siège de sa voiture, un pistolet avec l’intention d’effrayer le cycliste. « Quand je sors le pistolet, je le mets à côté de moi, sans le pointer sur la personne.
Pourtant selon Romuald Sees, les choses auraient été calmes. « Je l’aide aussi à partir. »
Si le conflit semble terminé, plusieurs policiers frapperont à la porte du maire deux heures plus tard et fouilleront son domicile à la recherche d’une arme problématique. Le jeune homme a porté plainte contre le maire, affirmant que le candidat l’avait directement menacé. Alors le chef de la ville est remis aux mains de la police.
« Je suis venu protéger mon territoire »
Un an plus tard, la justice donne raison au cycliste, et Romuald Seels est condamné à 1 000 euros d’amende pour violences, et à une amende d’environ 500 euros. Incompréhension totale de ce maire.
« Je suis venu défendre ma cause. Donc la forme que j’ai prise, j’ai compris que ce n’était pas la bonne. »
Le candidat n’est pas le seul à pouvoir remettre en question la décision. Environ 2.700 personnes à Venette sont divisées sur cette décision. Il ne faisait que se défendre », a déclaré un habitant. « Que le maire prenne une arme… Ce n’est pas inhabituel », a pensé l’un des Vénitiens.
Le maire a-t-il outrepassé ses pouvoirs ? Oui, pourLa police a dit. « Le maire est toujours dans une situation difficile et délicate », prend d’abord le secrétaire général du syndicat Thierry Clair. « Cela étant dit, ce processus les aurait obligés à contacter et à attendre la police locale ou les services communautaires appropriés. »
Si Romuald Seels ne veut pas répondre ni juger la décision du tribunal, il a montré « la bonne décision » lors du procès qui n’a pas été suivi par le président du tribunal, qui a « soulagé » le cycliste.