Le Calvaire d’Axel qui attendait ce procès « pendant 20 ans »
jeIl était présent à partir de l’ouverture du lundi 24 février, puis a assisté à la première semaine d’audience depuis l’amphithéâtre de la Faculté de Vannes, juste pour avoir une idée de l’atmosphère. Mais des murs blancs élevés de la salle d’audience numéro 1 où se tiennent les débats, de la géographie des locaux avec la boîte de l’accusé à gauche et les rangées d’avocats à l’arrière, il n’avait finalement rien vu. « Nous n’avons pas été invités à y aller », déplore Axel, qui a dû être satisfait de la diffusion en vidéo avant de retourner chez lui, à l’étranger, avec une date dans votre poche. Celle du 28 avril, jour de son témoignage.
Deux mois plus tard, ici, il est à nouveau devant le tribunal dont il n’a jamais traversé la baie vitrée de l’entrée auparavant. « C’est une nouvelle étape », a-t-il dit, rejoignant son avocat, Me Élodie Grelot. Pour se donner de la cohérence, le jeune homme, qui a fait sauter ses 30 bougies deux jours plus tôt, a fait semblant de se détendre: « Consant d’anniversaire drôle! » »»
Pour ne rien oublier, Axel a écrit un mémo qu’il lira à la barre. © CGMais en gros, son cœur bat des nuances. « J’apprécie beaucoup parce que je n’aurai pas le contrôle », a-t-il déclaré, représentant la Cour pénale départementale de Morbihan comme « un théâtre de soumission où le président sera retiré devant (lui), qui (sera) seul, au milieu ».
« Tout est un peu mélangé, mais j’ai fait un mémo »
Comme un marin pris dans la tempête de ses émotions, il est sur le point de se tenir debout (…) En savoir plus