Le 5-7, Cuba Libre… Avant le drame de Crans-Montana, d’autres bars et discothèques touchés par des incendies meurtriers

Le soir du Nouvel An, au moins quarante personnes sont mortes et plus d’une centaine ont été blessées dans un incendie dans un bar de la station suisse de Crans Montana. Ce terrible incendie n’est pas sans rappeler plusieurs drames similaires survenus dans des établissements de nuit en France et à l’international.

Le 5-7, Cuba Libre… Avant le drame de Crans-Montana, d’autres bars et discothèques touchés par des incendies meurtriers

• Le 5-7

En novembre 1970, en pleine Toussaint, un terrible incendie se déclare au « 5-7 », une discothèque de Saint-Laurent-du-Pont (Isère) où se rassemble la jeunesse locale. Le bilan humain est effroyable : 146 personnes, âgées de 14 à 25 ans, sont mortes dans l’incendie de cet établissement de nuit aux décorations en plastique et polyester.

Au cours de l’enquête, de nombreuses violations des normes de sécurité seront constatées, rappelle Infos France. Les deux sorties de secours ont notamment été bloquées pour empêcher certains fêtards de rentrer sans payer. Le tourniquet qui permettait d’accéder à la salle de danse, mais aussi d’en sortir, ne tournait que dans un seul sens. En France, de nouvelles règles de sécurité vont émerger après ce drame.

• À Cuba libre

Plus récemment, quatorze jeunes sont morts dans l’incendie du bar de Rouen, le Cuba libre en août 2016. Le soir du drame, les victimes fêtaient le vingtième anniversaire d’une jeune femme dans un espace aménagé sans autorisation en discothèque au sous-sol de l’établissement.

Le désastre a éclaté au moment du gâteau d’anniversaire, lorsque deux bougies, fontaines d’étincelles, ont enflammé le plafond d’un escalier étroit, bas et très raide. Les murs et plafonds de cet espace de 24,4 mètres carrés au sous-sol étaient recouverts de plaques de mousse de polyuréthane insonorisante, un matériau hautement inflammable et générateur de fumée. La seule porte de secours du sous-sol était verrouillée.

Interrogé sur BFM Normandie, Rémy Hubert, le père de Zacharia, un DJ décédé dans cet incendie, pointe les similitudes entre le drame de Cuba Libre et l’incendie mortel de Crans-Montana.

« On retrouve les mêmes similitudes, c’est le sous-sol, c’est la bougie, c’est le revêtement des murs », précise Rémy Hubert, s’appuyant sur les premiers éléments qui restent à confirmer. « On a beaucoup parlé de Cuba Libre quand cela s’est produit. On parle beaucoup de la Suisse, quelles leçons en tirons-nous », demande-t-il.

« En 2013, alors qu’ils installaient leur cave en sous-sol, les deux frères (les gérants du bar condamnés en 2019 à cinq ans de prison dont trois ferme ; NDLR) ont déclenché un compte à rebours meurtrier avec un incendie qui a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 août 2016 », poursuit le père. « Les autorités savaient qu’il se passait des choses dans la cave, mais personne n’a rien fait, personne n’a rien dit. »

• la discothèque Le Kiss

Le 27 janvier 2013, 242 personnes, pour la plupart des jeunes, sont mortes dans l’incendie de Discothèque Kissune discothèque à Santa Maria, une ville du sud du Brésil. Cette nuit-là, un membre d’un groupe de musiciens avait allumé un engin pyrotechnique, habituellement utilisé en extérieur. La machine a enflammé le revêtement synthétique du plafond de la discothèque, rappelle L’Express.

Piégées, de nombreuses victimes sont mortes brûlées ou asphyxiées. Selon nos confrères, l’enquête a montré que les extincteurs présents dans la discothèque ne fonctionnaient pas, que la signalisation était défaillante et que l’évacuation des danseurs ne pouvait se faire que par deux portes.

Le Cocoanut Grove

Un terrible incendie s’est déclaré au Cocoanut Grove à Boston dans les années 1940. Le 28 novembre 1942, l’incendie se déclare dans cette discothèque en pleine fête de Thanksgiving. Le bilan humain est dramatique : 492 morts et 130 blessés en seulement 15 minutes, selon Salon de la vanité.

Ce soir-là, l’établissement était bondé. Près de 1 000 personnes ont participé aux festivités, bien au-delà de la capacité maximale fixée à 460 personnes. L’incendie s’est déclaré dans le bar du sous-sol et s’est rapidement propagé au site en raison, toujours, des décorations et des tissus au plafond. Les personnes situées près de la sortie parviennent à sortir de la discothèque par une porte tourniquet qui se retrouve très vite bloquée par le flux de personnes effrayées.

• L’Arpora

Le mois dernier, un feu a fait 25 morts et plusieurs blessés à Arpora, une discothèque de Goa, en Inde.

Les médias locaux, s’appuyant sur leurs sources policières, ont suggéré que le sinistre incendie aurait pu être déclenché par une « explosion d’une bouteille de gaz ». Le chef des pompiers de Goa, Nitin V. Raiker, a déclaré que « la plupart des gens sont morts par asphyxie dans le sous-sol et dans la cuisine » après « un feu d’artifice qui a incendié les parties en bois de la discothèque, envoyant de la fumée dans tout l’établissement ».

Article original publié sur BFMTV.com

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