L’ancien président ivoirien Henri Konan Bdi est décédé à 89 ans
Bdi a été le deuxième président de la Côte d’Ivoire après l’indépendance de la France en 1960. Il a régné de 1993 jusqu’à ce qu’une crise économique et des allégations de corruption conduisent à son éviction lors d’un coup d’État militaire en 1999.
On s’est longtemps souvenu de lui et, dans certaines parties, on l’a vilipendé pour son rôle dans la promotion de la question de l' »ivoirit », ou de l’identité ivoirienne, qui a alimenté les tensions entre ceux qui se considéraient comme des natifs du sud et de l’est, et les nombreux travailleurs étrangers des pays voisins installés de longue date. dans le nord du pays.
Bdi est resté en politique jusqu’à la fin. À 86 ans, il a couru une course perdante contre son rival politique de longue date, le président Alassane Ouattara, lors des élections de 2020.
La cause de la mort de Bdi n’était pas connue dans l’immédiat. Son porte-parole n’a pas pu être joint pour commenter.
Fils d’un fermier à faible revenu, Bdi est né le 5 mai 1934 à Dadiekro, à 300 kilomètres à l’est de la capitale commerciale Abidjan.
Il excellait à l’école et faisait partie des 100 étudiants prometteurs choisis au début des années 1950 pour étudier en France, où il a obtenu un doctorat en économie à l’Université de Poitiers.
En 1959, il rejoint le service diplomatique français et est nommé conseiller à l’ambassade de France à Washington. Lorsque la Côte d’Ivoire a obtenu son indépendance en 1960, Bédie y a été nommé ambassadeur.
Six ans plus tard, à 32 ans, il prend la direction de l’économie dans une période de croissance rapide portée par l’expansion des filières café et cacao, qui restent les principaux moteurs économiques du pays.
(Reuters)