La police française disperse une manifestation contre la guerre à Gaza à la Sorbonne à Paris
La police est intervenue lundi pour évacuer des dizaines de manifestants qui campaient dans une cour de l’Université de la Sorbonne à Paris pour exiger la fin des bombardements israéliens sur Gaza.
Publié le:
2 minutes
Une centaine de manifestants ont pris part à la manifestation près de la prestigieuse université, brandissant un drapeau palestinien géant et scandant des slogans de soutien aux Palestiniens de Gaza.
La manifestation a eu lieu trois jours après les manifestations à Sciences Po, l’université d’élite de la capitale française, et alors que des rassemblements pro-palestiniens balayaient les campus universitaires à travers les États-Unis.
Nous étions une cinquantaine lorsque les policiers sont arrivés en courant dans la cour, raconte Rmi, un étudiant de 20 ans qui a participé à la manifestation de la Sorbonne.
L’évacuation a été assez brutale, avec une dizaine de personnes traînées au sol, mais aucune arrestation n’a été effectuée, a-t-il ajouté.
Nous avons toutes les raisons, comme à Yale, à Columbia, à Sciences Po (…) de condamner ce que nous voyons se produire, a déclaré devant les portes de l’université un autre étudiant, qui s’appelait Leonard.
Les autorités universitaires ont indiqué que les amphithéâtres de la Sorbonne avaient été évacués vers midi et que le campus principal avait été fermé pour l’après-midi.
Plusieurs responsables politiques français, dont des hauts responsables du parti d’extrême gauche La France Insoumise (LFI, ou La France Insoumise), avaient auparavant exhorté leurs partisans sur les réseaux sociaux à se joindre aux manifestations de la Sorbonne.
La région parisienne suspend le financement d’une école d’élite suite aux manifestations à Gaza
La Sorbonne occupe une place unique au cœur de la vie publique et intellectuelle française. La semaine dernière, le président Emmanuel Macron l’a choisi pour prononcer un discours sur sa vision de l’Europe à l’approche des élections au Parlement européen de juin.
La semaine dernière, des manifestations ont éclaté à l’université d’élite de Sciences Po à Paris, qui compte Macron et le Premier ministre Gabriel Attal parmi ses nombreux anciens élèves célèbres.

Les étudiants appelant à un cessez-le-feu à Gaza ont organisé plusieurs jours de sit-in et de manifestations sur le campus de Sciences Po, au centre de Paris, certains installant des tentes dans la cour centrale.
Mais la police est intervenue vendredi au milieu d’un affrontement tendu entre les manifestants et un groupe d’une cinquantaine de manifestants pro-israéliens arrivés sur les lieux.
Lundi, la présidente de la région parisienne, Valérie Pcresse, a annoncé qu’elle suspendait le financement de Sciences Po jusqu’à ce que le calme et la sécurité soient rétablis.
Dans une publication sur les réseaux sociaux sur X, Pcresse, membre du parti de droite Les Républicains, a imputé les manifestations à une minorité de personnes radicalisées appelant à la haine antisémite et instrumentalisées par LFI et ses alliés islamo-gauchistes.
Les manifestants ont nié les accusations d’actes ou de slogans antisémites.
(FRANCE 24 avec AFP, Reuters, AP)