La plainte a été rejetée et la loi a été rappelée : la France critiquée par la CEDH pour avoir jugé l’affaire de viol d’enfant

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a critiqué la France, ce jeudi 19 mars, dans le cas d’un jeune enfant qui a reçu une lettre au tribunal pour dénoncer un homme qui l’accusait de viol.

La France est condamnée à verser 7 500 euros de dommages et intérêts à cette femme née en 2000, le tribunal de Strasbourg estimant que son droit à un procès équitable n’a pas été respecté.

Habitant à Nieul, près de Limoges, l’adolescent avait déclaré en juin 2016 avoir été contraint de faire une fellation à un adolescent de 17 ans dans les toilettes du lycée, qui l’avait menacé de révéler sa relation avec son ami.

La plainte a été résolue

Sa plainte pour viol a été abandonnée en octobre par les procureurs, invoquant une erreur, ont constaté les enquêteurs, à savoir qu’elle n’avait pas crié, ni lutté, ni objecté.

En attendant, il n’y a toujours aucune envie d’abandonner leur enfant. Quelques mois plus tard, l’adolescent a reçu une notice légale qui mentionnait son casier judiciaire, malgré ses protestations et celles de ses parents, qui insistaient sur le fait qu’il avait conservé son casier judiciaire.

Cependant, les faits n’ont jamais fait l’objet de débats, et le rôle des juges de la Cour EDH. Et le rappel au droit ne doit s’appliquer que si les faits sont « simples, clairs, notoires ou (…) très incontestables ».

Prise en compte différente des références

« Le ministère public a constaté sans motif et pour deux raisons indépendantes (…) que le plaignant, qui ne se rendait pas compte de sa culpabilité, avait menti alors qu’il disait toujours le contraire », a-t-il tranché.

« Les autorités nationales n’ont pas considéré de la même manière les propos du requérant et (du garçon) sans donner des raisons qui semblaient initialement manquer d’intégrité alors que (celles du garçon) suffisaient, sans autres raisons, à justifier la mesure de rétablissement de la loi au requérant », ajoute la Cour.

La conclusion de la police puis du procureur citée pour accepter le non-lieu de la plainte de l’adolescent révèle également « les réflexions qui ont pu faire que la déclaration de la victime ne soit pas prise en compte », notent les juges.

L’article original a été publié sur BFMTV.com

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