La mort d’El Hacen Diarra est entre les mains de la police à Paris : Laurent Nuñez confirme que les caméras au pied des policiers « n’ont pas été ouvertes »

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a confirmé mercredi 21 janvier sur BFMTV que « les caméras à pied n’ont pas été ouvertes » lors de l’interpellation d’El Hacen Diarra, un Mauritanie de 35 ans, décédé entre les mains des policiers dans la nuit de mercredi à jeudi, dans les locaux de la police du 20e arrondissement de Paris.

« Les caméras au sol n’ont pas été ouvertes, nous avons une caméra qui est enregistrée par un étranger qui montre que cela s’est produit, évidemment je ne le nie pas », explique le ministre.

« Par contre, de là à dire que ces coups de poing l’ont tué, il y a un pas, que j’ai dit que je ne ferai pas », nuance Laurent Nuñez qui évoque encore « un drame ».

« Il a été emmené au commissariat où il ne se sentait pas bien »

Dans la vidéo prise par les voisins, on peut voir sur les photos deux policiers, l’un d’eux, agenouillé, lançant deux coups de poing qui regardent El Hacen Diarra.

« L’homme a été arrêté, il avait de faux papiers, il a refusé de se cacher, l’arrestation a été faite selon ce qu’on voit sur la vidéo enregistrée par un homme (…) il a été emmené au commissariat où il ne s’est pas senti bien », a confirmé le ministre de l’Intérieur qui « ne connaît pas la cause du décès » de l’homme.

Une information pénale a été ouverte lundi par le parquet de Paris pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité » ayant entraîné la mort d’El Hacen Diarra.

« Certaines précisions ont été demandées pour nous aider à faire la lumière sur cette affaire », a ajouté le ministre.

De son côté, le parquet de Paris souligne qu' »aucune surveillance vidéo de voie publique n’a été identifiée qui pourrait couvrir la zone interpellée » et « les caméras piétons des policiers n’ont pas fonctionné, en raison, selon eux, de la décharge de leur batterie, ce qui a été confirmé par le policier ».

La veille, l’avocat de la famille d’El Hacen Diarra, Me Yassine Bouzrou, avait demandé que les policiers ayant participé à l’interpellation de l’homme soient placés sous la garde à vue de la police, soulignant notamment que les résultats de l’autopsie étaient « connus » pour meurtre. De son côté, Laurent Nuñez a confirmé qu’« il n’y a aucune raison d’arrêter » la police.

L’article original a été publié sur BFMTV.com

    (tagsTraduction)Laurent Nuñez 

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