La Grande-Bretagne risque d’être humiliée par la France dans un domaine qu’elle devrait dominer
En revanche, la France a pris une avance décisive. Il compte désormais 56 réacteurs en activité, fournissant plus de 70 % des besoins énergétiques du pays. En effet, la France possède tellement d’énergie nucléaire qu’elle est devenue un exportateur majeur, alimentant en électricité les réseaux du Royaume-Uni et de l’Allemagne. C’est aujourd’hui le plus grand exportateur net d’énergie d’Europe.
De même, en matière de fusion nucléaire, le Royaume-Uni possède certaines des sciences les plus avancées au monde et a mis en place des plans pour le premier générateur de fusion commercial au monde. Pourtant, dans l’état actuel des choses, on ne serait guère surpris d’apprendre qu’une usine concurrente était sur le point d’ouvrir à Lyon alors que le projet britannique était toujours bloqué par un contrôle judiciaire.
À maintes reprises, le Royaume-Uni propose des données scientifiques, mais c’est la France qui les réalise.
En réalité, la France réussit sur deux points majeurs. Premièrement, il y a la volonté politique de faire bouger les choses. Emmanuel Macron peut parfois paraître un peu trop suffisant, et certainement trop content de lui.
Et pourtant, il ne fait aucun doute qu’il peut être un fantastique vendeur pour France Inc. Il était à Davos la semaine dernière pour bavarder avec l’élite mondiale des affaires pendant que notre Premier ministre luttait pour sa survie à la Chambre des communes.
Il invite tous ceux qui comptent à des dîners extravagants à Versailles et est toujours prêt à décrocher le téléphone pour conclure une affaire. Il n’est guère surprenant que les dirigeants commerciaux estiment avoir un lien direct avec le sommet.
Ils font. Au Royaume-Uni, en revanche, vous devez traiter avec les fonctionnaires du conseil local, et même dans ce cas, ils doivent s’occuper du réacheminement des bacs de recyclage et de repeindre les lignes jaunes avant de se pencher sur vos projets nucléaires.