La France réitère sa condamnation des viols et autres violences sexuelles commis le 7 octobre
Merci Madame la Présidente.
La France remercie les États-Unis d’avoir organisé cette réunion Arria sur les otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza, que nous avons co-parrainée.
Je remercie Mme Halperin-Kaddari pour sa présentation, et je salue le courage de Mme Haran, Mme Samerano et M. Roman d’être venus partager leurs témoignages avec nous aujourd’hui.
La France a condamné dans les termes les plus fermes les attentats terroristes perpétrés par le Hamas et d’autres groupes terroristes le 7 octobre 2023, au cours desquels 250 Israéliens, dont des femmes et des enfants, ont été pris en otage. A ce jour, 125 personnes sont toujours portées disparues et présumées retenues en otage par ces groupes terroristes, dont trois ressortissants français : Ohad Yahalomi, Ofer Kalderon et Orion Hernandez Radoux. Leur libération est notre priorité.
La France appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages et poursuivra ses efforts pour atteindre cet objectif.
Nous soutenons les négociations en cours pour obtenir leur libération et un cessez-le-feu durable, et appelons à la reprise de ces négociations. La France salue les efforts de médiation des États-Unis, du Qatar et de l’Égypte pour y parvenir.
J’ai trois messages à partager aujourd’hui :
Il est urgent que le Conseil de sécurité condamne enfin et clairement l’attentat terroriste du 7 octobre, qui a coûté la vie à 1 200 personnes, dont 37 enfants. La prise d’otages et l’enlèvement de civils sont interdits par le droit international et constituent des crimes de guerre ainsi que des actes terroristes. Dans la résolution 1566, le Conseil de sécurité a réitéré le caractère indéfendable de la prise d’otages, définie comme un acte de terrorisme. Notre projet de résolution le condamne sans ambiguïté. Il est impératif de permettre l’accès humanitaire aux otages et de soutenir leurs familles psychologiquement, moralement et matériellement.
La France réitère sa condamnation dans les termes les plus fermes des viols et autres formes de violences sexuelles commis le 7 octobre contre les otages, en violation flagrante du droit international et utilisés comme arme de guerre. Toutes les résolutions pertinentes doivent être mises en œuvre.
Ces crimes ne doivent pas rester impunis. Les survivants doivent être mieux accompagnés. A cet égard, la France soutient les efforts de Pramila Patten et de son équipe d’experts. Nous sommes également favorables à ce que le Conseil recoure davantage à des sanctions contre les auteurs de violences sexuelles liées aux conflits. Au niveau de l’Union européenne, nous avons sanctionné trois entités responsables de violences sexuelles et sexistes impliquées dans l’attentat du 7 octobre.
La guerre à Gaza et les tensions croissantes dans la région rappellent la nécessité urgente d’un cessez-le-feu immédiat à Gaza et d’un règlement politique juste et durable du conflit israélo-palestinien. La solution à deux États est la seule qui puisse garantir aux Israéliens et aux Palestiniens la paix et la sécurité auxquelles ils aspirent. La France est activement engagée en faveur de cet objectif et reste convaincue du rôle central que doit jouer ce Conseil. Le projet de résolution que nous avons proposé aborde tous les aspects de la crise et s’inscrit dans cette approche. Nous appelons l’ensemble du Conseil de sécurité à les soutenir.
Merci.
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