La France mobilise la police pour reprendre le contrôle de la route de l’aéroport de Nouvelle-Calédonie

PARIS (Reuters) La France a mobilisé des centaines de policiers pour reprendre le contrôle de la route principale reliant l’aéroport à Nouméa, la capitale de la Nouvelle-Calédonie, et rétablir l’ordre après des jours de troubles, a déclaré samedi le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin dans un message sur X.

Plus de 600 policiers ont été mobilisés pour dégager les barricades placées par des groupes bloquant la route de 60 kilomètres (37 miles), a-t-il indiqué, avec 100 gendarmes faisant partie d’une unité spéciale lourdement armée.

Des troubles ont éclaté plus tôt cette semaine dans le territoire sous domination française du Pacifique Sud, déclenchés par la colère du peuple autochtone Kanak face à un amendement constitutionnel approuvé par les législateurs de Paris. Le territoire a depuis lors du mal à distribuer de la nourriture et des médicaments en raison des barrages routiers, et l’aéroport a été fermé.

Le changement constitutionnel permettrait aux Français résidant en Nouvelle-Calédonie depuis au moins 10 ans de voter aux élections provinciales, ce qui, craignent certains dirigeants locaux, diluerait le vote kanak.

Les troubles ont entraîné la mort de six personnes, incendié des voitures et des commerces et pillé des magasins. La France a déclaré mercredi l’état d’urgence sur l’île.

La situation était plus calme samedi, a indiqué dimanche dans un communiqué le Haut-Commissaire français pour le territoire, précisant qu’il y avait eu deux incendies et des pillages, et que 230 émeutiers avaient été arrêtés.

Les deux principales compagnies aériennes desservant la Nouvelle-Calédonie ont suspendu leurs vols, laissant 3 200 personnes bloquées et attendant de quitter ou d’entrer sur l’île.

(Reportage de Layli Foroudi ; édité par Bernadette Baum)

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