La France fait preuve de flexibilité face à la résistance à la réforme des retraites
PARIS: Le gouvernement français a déclaré mardi qu’il pourrait être flexible sur son projet de relever l’âge de la retraite à 65 ans, dans le cadre d’un projet de réforme des retraites extrêmement controversé poussé par le président Emmanuel Macron.
S’exprimant avant des pourparlers difficiles avec des syndicats qui ont farouchement résisté à tout changement, la Première ministre Elisabeth Borne a déclaré à la radio FranceInfo que l’âge de 65 ans n’est pas gravé dans le marbre.
Elle a ajouté que d’autres solutions pourraient aider le gouvernement à atteindre son objectif d’équilibrer le système des retraites d’ici 2030.
Elle a déclaré que le plan, politique intérieure phare du second mandat de Macron, serait présenté au cabinet le 23 janvier avant d’être débattu au parlement début février.
Les détails complets du plan dont la politique phare de relèvement de l’âge de la retraite au niveau actuel de 62 ans a été rejetée par les syndicats doivent être dévoilés le 10 janvier.
La refonte de Macron serait l’une des plus importantes d’une série de réformes des retraites adoptées par les gouvernements successifs de gauche et de droite au cours des dernières décennies visant à mettre fin aux déficits budgétaires.
Edouard Philippe, ancien Premier ministre, a résumé la frustration des politiciens de ne pas avoir réussi à faire progresser les retraites malgré des tentatives de longue date.
Les Anglais ont leur problème d’Irlande, les Américains leur problème d’armes, et nous avons notre problème de retraites, expliquait-il récemment à l’AFP.
La propre tentative de Philippe de réformer les retraites lorsqu’il était Premier ministre de Macron entre 2017 et 2020 a été abandonnée lorsque la pandémie de Covid a changé les priorités du gouvernement. Une majorité de 54% de Français s’opposent à la réforme, a révélé lundi un sondage Harris-Interactive.