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La France est profondément préoccupée par la poursuite des violences contre la population par la junte au Myanmar

Je tiens à remercier K. Khiari et L. Doughten pour leurs exposés,

Monsieur le Président,

La France est très préoccupée par la poursuite des violences et des atrocités perpétrées par la junte au Myanmar contre la population.

Le régime issu du coup d’État continue de massacrer les civils. La junte mène des violences aveugles qui ciblent continuellement les personnes les plus vulnérables, y compris les enfants, au mépris du droit international. La junte continue de bombarder des villages, des hôpitaux, des camps de réfugiés, des écoles, comme elle l’a fait dans l’État de Kayah le 5 février.

Nous sommes préoccupés par le sort des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur du pays, notamment ceux issus de la minorité Rohingya. La situation dans l’État de Rakhine est particulièrement désastreuse et menace la stabilité régionale. La junte continue d’entraver l’acheminement de l’aide humanitaire dont la population a un besoin urgent, comme elle le fait sur tout le territoire, en violation flagrante du droit international humanitaire.

La junte continue également de violer les droits humains, en particulier les droits des femmes et des filles, qui continuent d’être la cible de violences, notamment de violences sexuelles.

Monsieur le Président,

Dans ces circonstances, nous restons mobilisés et nous appelons à un engagement plus résolu et plus solide de la part de la communauté internationale.

La France continuera à intensifier son aide humanitaire à la population birmane, elle a atteint 6,5 millions d’euros en 2023, soit plus du double du montant de 2022. Nous appelons à un accès humanitaire global, complet, sûr et sans entrave à l’ensemble du pays et à tous ceux qui en ont besoin.

Nous poursuivons notre soutien financier au profit des Rohingyas, notamment à travers les programmes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Myanmar et au Bangladesh. Nous saluons le rôle du Bangladesh, qui a constamment démontré sa solidarité en accueillant des centaines de milliers de réfugiés sur son territoire. Il est absolument nécessaire de créer les conditions nécessaires au retour volontaire, sûr et digne de ces réfugiés.

Monsieur le Président,

Nous appelons à la pleine mise en œuvre de la résolution 2669 du Conseil. Nous appelons à la cessation des violences et à la libération de tous les prisonniers politiques, y compris la conseillère d’État Aung San Suu Kyi ainsi que le président de la République Win Myint.

Aux côtés de ses partenaires européens, la France poursuit sa politique de sanctions contre le régime issu du coup d’État.

La France soutient le Mécanisme d’enquête indépendant sur le Myanmar, son travail contre l’impunité est essentiel et nous soutenons également les résolutions sur les droits de l’homme en Birmanie présentées par l’UE au Conseil des droits de l’homme et à l’AGNU. À cet égard, nous saluons le travail du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, dont le mandat vient d’être renouvelé.

Enfin, la France réitère son plein soutien aux efforts de l’ASEAN pour résoudre la crise, dans le cadre du Consensus en cinq points. Le Conseil de sécurité doit être en mesure de soutenir ces efforts si nécessaire.

La France rappelle son engagement à travailler avec tous les pays de l’ASEAN, ainsi qu’avec les voisins du Myanmar, qui ont un rôle central à jouer, notamment en matière d’aide humanitaire.

Monsieur le Président,

Nous appelons à la nomination rapide d’un envoyé spécial du SGNU pour le Myanmar et nous nous félicitons de la nomination imminente qui vient d’être annoncée ce matin.

Merci pour votre attention.

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