La France entame le procès du suspect de l’attentat à la bombe contre une synagogue de 1980 après plus d’une décennie de retard

Un tribunal français a ouvert lundi l’audience du procès pénal du Libano-Canadien Hassan Diab, accusé d’avoir commis l’attentat de 1980 contre la synagogue Copernic. Le procès devrait durer trois semaines et se déroulera par contumacece qui signifie que Diab ne sera pas présent pour le procès.

L’attentat à la bombe, qui a eu lieu le 3 octobre 1980, s’est produit juste devant la synagogue Copernic à Paris, en France. Tuant quatre personnes et en blessant 46, l’attentat à la bombe était la première attaque visant des Juifs en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Malgré les protestations publiques et l’indignation qui a suivi l’événement, aucun suspect n’a été arrêté à l’époque.

28 ans plus tard, en 2008, la France a demandé l’extradition d’Hassan Diab, professeur de sociologie à l’Université d’Ottawa au Canada, pour son implication présumée dans l’attentat. En raison de la complexité du processus d’extradition, le Canada n’a remis Diab à la France qu’en novembre 2014. Après avoir été détenu pendant un peu plus de trois ans dans l’attente de son procès, les procureurs français ont rejeté les accusations faute de preuves et ont libéré Diab en janvier. 2018. Deux ans plus tard, en 2021, une cour d’appel a annulé le licenciement de 2018, ordonnant un procès pour les accusations criminelles. Le procès a commencé lundi et devrait se terminer le 21 avril.

Le procès a débuté lundi avec Diab par contumace. Selon sa représentation, Diab ne prévoit d’assister à aucun procès. L’accusation a soulevé l’idée que cette absence est la preuve d’une grande lâcheté dans son comportement. La défense de Diabs, cependant, rétorque que son absence n’est pas une preuve de quoi que ce soit. L’argument de la défense se concentre sur une allégation d’identité erronée, s’appuyant sur l’affirmation de Diab selon laquelle il se trouvait à Beyrouth, au Liban, au moment de l’attaque.

Alors que l’issue du procès est incertaine, des représentants de l’accusation et des victimes ont déclaré que, quel que soit le résultat, ils espèrent que le procès servira à dissuader le futur terrorisme en France.

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