La France continuera à se mobiliser pour que les enfants ukrainiens fuyant la guerre soient accueillis

Monsieur le Président,

La Russie a souhaité consacrer cette séance à la situation des enfants fuyant les conflits, au moment même où elle mène une guerre qui a chassé de leurs foyers des millions d’enfants ukrainiens.

Mon pays condamne toute instrumentalisation de la question de la protection des droits de l’enfant et s’en tiendra à deux commentaires.

Premièrement, la France, comme ses partenaires européens, continuera à se mobiliser pour que les enfants ukrainiens fuyant la guerre soient hébergés, protégés et puissent continuer à bénéficier d’un accès indispensable à la santé et à l’éducation, dans le respect de leurs droits.

C’est ce qui a guidé la politique de la France, qui a accueilli sur son territoire des milliers de familles ukrainiennes depuis le début du conflit. Environ 20 000 enfants ukrainiens seront ainsi scolarisés en France en 2022-2023. Nous continuerons à leur apporter un soutien pédagogique et linguistique. Comme ailleurs dans l’Union européenne, il faut rappeler que ces enfants bénéficient d’une « protection temporaire », qui est un mécanisme exceptionnel leur garantissant un statut juridique et la protection qui en découle.

Par ailleurs, nous continuerons à lutter contre les risques de traite et d’exploitation des mineurs ukrainiens. Dans ce sens, la France a suspendu les adoptions internationales avec la Russie et l’Ukraine, afin de prévenir les pratiques illégales, et nous menons une politique active de sensibilisation. Nous assurons un suivi spécialisé des pratiques illégales de traite des êtres humains en partenariat avec les services de police et de gendarmerie, afin qu’aucun enfant ukrainien protégé en France ne soit victime des réseaux de prostitution ou de toute autre forme d’exploitation.

La France continuera également à apporter un soutien psychologique, alimentaire et sanitaire aux enfants touchés par le conflit en Ukraine, notamment à travers des projets menés par l’UNICEF, l’OMS, le CICR et le HCR.

Deuxièmement, sept mois après avoir tenu une réunion Arria sur la soi-disant « évacuation » des enfants ukrainiens du conflit par les forces russes, force est de constater que la Russie tente en vain de détourner notre regard des crimes qu’elle commet contre les Ukrainiens. enfants.

Dans sa guerre contre l’Ukraine, la Russie devra répondre de crimes de guerre, notamment de meurtres, de violences sexuelles, de transferts forcés et d’expulsions d’enfants, ainsi que d’attaques contre des écoles et des hôpitaux. Plus de 19 500 enfants ukrainiens auraient été déportés ou transférés de force vers la Russie ou vers des territoires sous contrôle russe. A l’égard de ces enfants, la Russie mène une politique d’acculturation forcée.

La gravité de ces crimes est confirmée de toutes parts : la Cour pénale internationale a émis deux mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova, la commissaire russe aux droits de l’enfant. Le secrétaire général a inscrit la Russie sur sa liste d’infamie. La Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine a également confirmé ces faits dans son dernier rapport.

Ces crimes contre les enfants compromettent leur avenir et celui de la nation ukrainienne. Les auteurs doivent être tenus responsables.

Monsieur le Président,

Nous exhortons la Russie à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à tous les enfants transférés de force ou expulsés de retourner en Ukraine ainsi que leurs familles ou tuteurs légaux.

Merci.

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