La cour d’appel ordonne le retour de deux enfants de Nouvelle-Zélande en France

ParRNZ

La cour d’appel a ordonné le retour de deux enfants de Nouvelle-Zélande vers la France, suite à la rupture du mariage de leurs parents et à des poursuites judiciaires sous la torture.

Les enfants en âge d’aller à l’école primaire sont nés en France et y ont vécu jusqu’en octobre 2020, date à laquelle leur mère néo-zélandaise les a amenés dans ce pays pour des vacances.

En avril 2021, la mère et les enfants devaient rentrer en France mais ont été empêchés de monter à bord de leur avion car l’un des enfants n’avait pas de résultat négatif au test Covid-19.

Leur mère n’a pas fait d’autres démarches pour rentrer en France par avion, de sorte que le père des enfants a demandé leur retour en vertu de la Convention sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants.

En décembre 2021, la juge du tribunal de la famille Joanne Hambleton a ordonné le retour des enfants en France, mais leur mère a remporté un appel devant la Haute Cour.

En annulant l’ordonnance du tribunal de la famille, le juge JanMarie Doogue a conclu qu’il y avait un risque grave que le déménagement des enfants en France les mette dans une situation intolérable.

Selon les ordonnances du tribunal de la famille français, il y avait un risque que les enfants ne soient pas sous la garde de leur mère pendant de longues périodes ou de l’un ou l’autre des parents en raison des engagements commerciaux de leur père, a-t-elle constaté.

Le juge Doogue a également constaté que leur mère souffrait d’un trouble de stress post-traumatique à la suite de violences physiques et psychologiques et qu’il existait un risque grave qu’il se déclenche si elle retournait en France, affectant gravement sa parentalité.

Le père des enfants a interjeté appel devant la Cour d’appel, le tribunal français modifiant ses ordonnances pour prévoir une garde partagée au cas où leur mère reviendrait avec eux.

En février, la Cour d’appel a conclu que le retour des enfants ne créerait pas un risque grave de situation intolérable, car les ordonnances modifiées supprimaient la possibilité qu’ils soient séparés de leurs parents pendant de longues périodes.

Nous n’écartons pas les réelles difficultés et contraintes qu’un retour en France impliquera pour la mère. Elle est susceptible d’être beaucoup plus mal lotie qu’elle ne le serait en Nouvelle-Zélande. Mais le risque que cela nuise à son rôle parental dans une mesure qui donne lieu à une situation intolérable pour les enfants est, à notre avis, trop hypothétique pour être décrit comme un risque grave, a conclu le tribunal.

Bien que le tribunal ait reconnu qu’un retour en France serait difficile pour les enfants, ils devaient s’adapter rapidement.

Il y aura des défis de transition pour les enfants, mais on peut s’attendre à ce qu’ils se réadaptent rapidement à la langue française et à la vie en France : c’est après tout là où les parents ont élu domicile, où les enfants sont nés et où les enfants ont été initialement élevés. , dit le jugement.

Il s’ensuit que l’appel doit être accueilli et l’ordonnance de retour des enfants en France rétablie.

Le tribunal de la famille français a conclu que la résidence habituelle des enfants était la France.

Les enfants ont commencé l’école en France mais se sont généralement rendus chaque année en Nouvelle-Zélande pour rendre visite à leur famille maternelle.

Elle a affirmé que la rupture de son mariage découlait de la violence familiale et des infidélités de son mari, mais il a nié qu’il y ait eu des abus de quelque nature que ce soit et rien n’indiquait qu’il était violent envers leurs enfants.

La mère des enfants a également fait valoir qu’ils étaient désormais installés en Nouvelle-Zélande et que leur retour en France serait extrêmement perturbant, mais la Cour d’appel s’est dite convaincue qu’ils bénéficieraient du soutien de deux parents aimants et capables et de leurs familles élargies. .

Il y aura des perturbations pour les enfants à court terme s’ils rentrent en France. Mais ils se sont rapidement adaptés à la vie en Nouvelle-Zélande. Il n’y a aucune raison de penser qu’ils ne se réadapteront pas aussi rapidement à la vie en France, a déclaré le tribunal.

Il y aura des défis importants pour la mère dans son retour en France. Mais le risque que ces défis entraînent une situation intolérable pour les enfants ne s’est pas matérialisé avant son arrivée en Nouvelle-Zélande en octobre 2020, et le risque que cela se produise à son retour est bien en deçà de la description grave.

Le tribunal a laissé les deux parties supporter leurs propres frais, notant que la procédure avait pris un chemin quelque peu tortueux et était inutilement longue et complexe.

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