La Côte d’Ivoire devient le nouveau chouchou de l’Occident en Afrique de l’Ouest
Dans le cadre de sa tournée dans quatre pays africains cette semaine, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a tenu à faire escale en Côte d’Ivoire, où il a rencontré le président Alassane Ouattara. Cette visite a eu lieu une semaine seulement après qu’il a été révélé que la Côte d’Ivoire figurait parmi les sites envisagés pour une nouvelle base de drones américains en Afrique de l’Ouest, les pourparlers étant en cours entre les deux parties.
L’intérêt des États-Unis pour la Côte d’Ivoire en tant que site potentiel pour une base de drones dans la région est la dernière conséquence du coup d’État militaire de juillet dernier au Niger, dont les ramifications géopolitiques ont dépassé les frontières du pays.
Les États-Unis exploitent toujours une base de drones au Niger, qu’ils utilisent pour mener des opérations de surveillance et de lutte contre le terrorisme au Sahel. La France disposait également d’une présence militaire importante dans le pays, dans le cadre d’un effort déployé depuis une décennie pour lutter contre les groupes jihadistes violents dont le contrôle territorial s’est rapidement étendu ces dernières années. Selon un rapport des Nations Unies, le gouvernement du Mali ne contrôle désormais que 15 pour cent de son territoire, tandis que le bloc régional de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, ou CEDEAO, affirme que seulement 60 pour cent environ du Burkina Faso reste sous le contrôle de l’État.