« La corruption est en hausse » : épidémie de trafiquants de drogue combattant des gardiens de prison, des commis ou des agents du ministère de la Justice

« Très difficile. » Même si elle est difficile à chiffrer, la corruption de certains agents et prisonniers, principalement à cause de trafic de drogueet la réalité en prison. Malgré « l’enquête XXL » menée par les autorités, certains prisonniers parviennent à se procurer de la drogue et des téléphones, principalement grâce à des pots-de-vin.

Fin septembre, le directeur de la prison Bos d’Arcy il a été condamné à cinq ans de prison, dont 18 mois avec sursis dans les Yvelines. Il a été reconnu coupable d’avoir payé des détenus pour qu’ils apportent de la drogue et de l’alcool dans les prisons.

Flavie Rault, secrétaire générale de l’administration pénitentiaire et ancienne directrice de la santé pénitentiaire, Flavie Rault a déclaré :

« Reconnaissance »

Une infection qui peut être divisée en deux groupes. Le premier concerne les policiers qui reçoivent d’importantes sommes d’argent en introduisant des substances illégales chez une personne arrêtée. Dans le deuxième cas, il s’agit de détenus qui menacent la famille d’un gardien contraint de coopérer avec eux.

Le secrétaire général du Syndicat national des prisons a déclaré :

Entre 2021 et 2023, le nombre de responsables pénitentiaires reconnus coupables de corruption est passé de 22 à 25, soit une augmentation de 12%, selon les chiffres fournis à la BFM par le ministère de la Justice.

« Les détenus sont responsables du respect du code d’éthique, tant en service qu’en dehors. Ils doivent donc veiller à ce que leur comportement soit exemplaire et qu’il mérite le respect des personnes placées sous leur surveillance », a confirmé BFM.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé la mise en place de l’Inspection des agents pénitentiaires (IGAP) afin de prévenir et combattre les tentatives de corruption et les menaces qui pèsent sur les agents pénitentiaires et leurs familles.

« En coopération avec l’Agence française anticorruption, la formation initiale et continue des salariés sera encouragée pour pouvoir lutter contre le problème de la corruption », mentionne Place Vendôme.

« L’information est le nerf de la guerre »

Si la corruption affecte les prisons, les conflits liés au trafic de drogue pénètrent également dans les salles d’audience et s’enroulent autour des greffiers ou des administrateurs. L’impression des tests, l’envoi de documents, l’archivage… Ces autorités invisibles sont toujours en contact avec l’information publique et les trafiquants de drogue le savent.

« Les trafiquants de drogue recherchent des informations, c’est le principal problème de cette affaire. En corrompant un de ces agents, ils peuvent par exemple savoir qui est capturé ou être informés des dates de libération de l’ennemi pour les éliminer », confirme à BFM Christophe Douchet, secrétaire général adjoint du Syndicat des Greffes/SFFricle en France, tribunal OuGFORG Force (SDG).

En avril dernier, un employé de Marseille, accusé d’avoir fourni des informations juridiques à un partenaire du trafic de drogue, avait été incarcéré avant les faits. Début décembre, c’est au tour de deux agents du tribunal de grande instance de Marseille d’être mis en examen pour avoir demandé des dossiers et fourni des informations à un membre du gang DZ Mafia.

« Depuis trois ans, nous alertons. La corruption augmente, nous constatons une augmentation des dossiers dans les conseils de discipline que nous n’avons jamais vue auparavant. Le pouvoir des trafiquants de drogue est en danger, c’est clair », affirme Christophe Douchet.

Bon train et sécurité

Comme les gardiens de prison, ces « petites mains de la justice » sont souvent surchargées de travail. Christophe Douchet a déclaré : « Il y a 100 ans, on payait très bien les fonctionnaires pour prévenir la corruption.

Outre la puissance des réseaux de trafic de drogue, la faiblesse de l’éducation morale est également considérée comme un facteur favorisant la corruption.

« Il y a dix ans, les commis stagiaires suivaient une semaine de formation sur la morale et les dangers de la corruption. « Les officiers ne sont même pas formés sur ces questions.

Interrogé sur leur formation, le service confirme qu’ils sont « avancés ». « Ces études sont très importantes pour le ministère de la Justice et la gestion des services judiciaires. Le ministre de la Justice a rappelé que toute violation ou violation de la loi sera soumise à l’article 40 pour sanctionner toute infraction », a indiqué BFM.

Outre l’attrait du profit, parfois très fort, les fonctionnaires peuvent aussi être menacés par les passeurs. « Quand on rentre avec une photo qui nous menace à la porte de chez soi, c’est dangereux », a souligné Christophe Douchet avant de demander une meilleure protection des travailleurs en dehors de leur lieu de travail.

De son côté, Nicolas Berthelot, membre du bureau Justice-CGC, souhaite toujours le démonter. « La corruption a toujours existé, mais c’est un phénomène sur le littoral. La plupart des représentants du ministère de la Justice ont de bonnes mœurs », assure BFM.

Un communiqué publié par le ministère de la Justice. « Les sanctions prononcées les années précédentes pour violation du secret des professionnels ou usage de leurs logiciels ou secrets montrent un chiffre constant et rare dans un organisme qui en compte plus de 22 000 », a-t-il déclaré à BFM.

En 2025, trois dossiers s’apparentant à ce type d’affaires déclencheront des sanctions, selon le ministère. « Tous les métiers peuvent être concernés par la corruption : policiers, agents de maîtrise, douaniers, greffiers et juges », a conclu ce dimanche Gérald Darmanin, dans un entretien à . Parisien.

L’article original a été publié sur BFMTV.com

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