« La condamnation envoie un signal » : Caroline Darian, fille de Gisèle Pelicot, reçoit la condamnation de Joël Guerriau pour fourniture de drogue
Lorsqu’il s’agit de donner des médicaments, Caroline Darian est devenue une experte. La fille de Gisèle Pelicot, présidente de l’association « M’endors pas », qui veut lutter contre la situation, était présente au procès de Joël Guerriaucomme on dit ce dimanche 1er février à l’intérieur La Tribune dimanche.
L’ancien avocat a été condamné mardi 27 janvier à quatre ans de prison, dont 18 mois, par un tribunal judiciaire de Paris, pour consommation de drogue en vue d’agresser la députée Sandrine Josso.
« C’est à la victime de prouver qu’elle est une victime », déplore Caroline Darian. Après le procès de Joël Guerriau, auquel elle a assisté, la fille de Gisèle Pelicot dit avoir pris conscience de la « manière » dont les victimes sont traitées au tribunal. Toutefois, selon le président de M’endors pas, la décision qu’il a rendue au sénateur « envoie un signal ».
Car il y a deux ans, le président de l’Institut Montagne, « Laurent Bigorgne Caroline Darian a déclaré : « Maintenant, nous réfléchissons au modus operandi de la soumission chimique. » Aussi, le mot est entré dans le dictionnaire en 2025, tout comme la notion de consentement en droit.
Selon le président de « M’dors pas », en plus de « bénéficier de preuves rapides », dans son malheur, « Sandrine Josso a eu l’occasion de retrouver le président du tribunal et avocat général le plus respecté ».
« Il faut encore de la marge pour avancer »
Caroline Darian plaide cependant pour des différences fondées sur l’éducation. Caroline Darian se souvient de la douleur du procès de sa mère.
« J’ai vu ma mère humiliée devant Avignon. Il a fallu enquêter sur sa vie sexuelle. J’étais dans le fauteuil, j’étais surpris aussi. (…) Le président a laissé faire, ça n’a surpris personne », fustige-t-il.
Toutefois, si les choses semblent aller bien, selon la fille de Gisèle Pelicot, « les limites du progrès sont encore importantes » dans la région. « Nous devons nous débarrasser de notre système judiciaire », dit-il. La femme de 40 ans se plaint qu’il n’y a pas de peine sans peine : « en pensant que notre loi est faite de cette façon, nous permettons la torture des victimes ».
Aussi, « l’acheminement des médicaments n’était pas considéré comme une priorité de santé publique », a prévenu Caroline Darian. C’est une construction comme DessinsUne plateforme nationale dédiée à l’accompagnement des victimes qui hésitent à se soumettre à la drogue ne dispose pas de moyens.
Il en va de même pour la prévention. La coalition de Caroline Darian n’a « aujourd’hui » pas les moyens de « récolter des fonds et de publier » une « campagne publicitaire », alors que le projet doit « conduire » au gouvernement.
Outre sa peine de prison avec sursis mais sans exécution provisoire, l’ancien représentant de Loire-Atlantique au Sénat a écopé de cinq ans d’inéligibilité, de l’obligation de prodiguer des soins psychiatriques ou psychiques et de l’interdiction de tout contact avec la victime.
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