Images de BFMTV. La quatrième personne touchée par l’incendie à Crans-Montana
Après Jacques et Jessica Moretti, les propriétaires du bar Le Constellation qui a pris feu au cours du nouvel an, et l’ancien chef de la sécurité de la ville de Crans-Montana, une quatrième personne est impliquée dans l’enquête sur l’incendie.
Selon BFMTV, l’agent de sécurité du bâtiment est désormais interrogé. Il sera entendu le 6 février.
« Qui a causé la cécité ? »
En tant qu’agent de sécurité, sa responsabilité est de contrôler tous les lieux de la commune ouverts au public et de vérifier chaque année si les normes de sécurité incendie sont respectées. L’erreur était déjà relevée par l’enquête depuis 10 ans, la barre Constellation n’ayant été vérifiée que trois fois. La dernière inspection remonte à 2020.
BFMTV a pu avoir accès aux rapports d’inspection qui ont été utilisés par les autorités de sécurité pendant de nombreuses années depuis 2015. Ils montrent à chaque fois de nombreuses erreurs : escaliers de secours en bois, ouvriers non formés, extincteurs non détectés… Une liste de problèmes qui n’ont pas empêché la mairie de donner de bonnes suggestions, sans arrêter les travaux.
« Qui a fermé les yeux ? », je demande Jean-Claude GiudicelliL’avocat de deux personnes grièvement blessées dans l’incendie, sur BFMTV. Il qualifie ces rebondissements de la recherche de « plaisanterie juridique ».
Au lendemain de la catastrophe, les autorités ont reconnu qu’elles n’avaient aucun contrôle mais ont annoncé qu’elles allaient « commencer leurs travaux ».
L’ancien responsable de la défense entendu le 9 février
Les deux dirigeants font l’objet d’une enquête pour « meurtre par négligence, coups et blessures graves par négligence et incendie criminel par négligence ». Jacques et Jessica Moretti sont tous deux bannis. Le premier patron a été placé en détention provisoire le 9 janvier, puis libéré le 23, après avoir payé sa caution.
Les deux ressortissants français avaient déjà été entendus une première fois mi-janvier pour livrer leurs faits aux enquêteurs. Il a été interrogé sur la mousse antiphonique qui s’était déposée au plafond et qui avait pris feu à cause d’un feu de Bengale posé sur des bouteilles de champagne.
Ils ont pu fournir des informations sur les mesures de sécurité prises dans le bar, ainsi que sur la porte de service qui s’est fermée lors d’un groupe de clients tentant d’échapper à l’incendie.
Mercredi 28 janvier, BFMTV a appris qu’un ancien agent de sécurité de la mairie de Crans-Montana était également impliqué dans l’enquête. C’est lui qui a vérifié les normes de sécurité du bar en 2018 et 2019. Désormais accusé de ce crime, il sera jugé le 9 février.