En pleine Fashion Week de Paris, le défilé de Charlie Le Mindu ne manquait vraiment pas de cheveux
Des rasoirs ? A la poubelle. Des épilateurs ? Aux poubelles. Le mot d’ordre ? Longue vie les poils. C’est en tout cas le message qu’ont reçu les invités lors d’un défilé d’un genre nouveau, organisé ce jeudi 29 janvier en parallèle du Semaine de la mode la haute couture à Paris par un créateur de mode new-yorkais obsédé par les cheveux, le coiffeur des stars Charlie Le Mindu.
Une toison digne de Chewbacca en guise de corset, des gants à franges, des soutiens-gorge tuftés, mais aussi des bottines yéti noires… Mieux que la petite culotte poilue de Kim Kardashian, le styliste a, ici, développé son style signature sur une dizaine de silhouettes, dont également une robe recouverte d’une longue tignasse blonde.
« J’aime beaucoup expérimenter le milieu des cheveux et sa polyvalence.comme ce dernier l’a dit WWD quelques semaines avant que son défilé, le premier depuis dix ans pour le créateur, touche à tout. (…) Tous mes clients, les stylistes avec qui je travaille et les magazines me disaient : « vos défilés nous manquent, nous voulons les revoir ». »
Figure bien connue de l’industrie de la mode, Charlie Le Mindu s’est fait un nom ces dernières années en coiffant les grandes stars du moment, comme Grace Jones, Madonna, Lana Del Rey, Amanda Lepore et Lady Gaga, Angèle et Yelle. Il a fait porter à certains d’entre eux des perruques surdimensionnées qu’il avait créées.
Chappell Roan, Doja Cat…
C’est le cas par exemple de la chanteuse Chappell Roan dans une version rousse de la Princesse Raiponce pour les besoins de son clip. Le métrocet été. Ou encore Doja Cat, dont la coiffure se fondait dans la tenue, lors de sa folle performance à Coachella, en 2024. » C’était un moment incroyable », se souvient son créateur, toujours à WWD.
« Ma mère, qui avait les jambes poilues, m’a dit que j’étais toujours collé à elle et que je ne touchais que ses cheveux… euh désolé, les cheveux », nous a-t-il aussi confié avec malice en 2023 lors d’une grande installation à la Samaritaine, où il avait recouvert l’escalier de plus de 10 000 perruques.
Installé outre-Atlantique depuis une dizaine d’années, le Français, qui a déjà travaillé sur plusieurs expositions dans ce domaine (dont une au Musée des Arts Décoratifs de Paris, également en 2023), s’est associé au géant du porno PornHub et au parfumeur Byredo pour sa nouvelle collection de vêtements, baptisée SKINS. Son crédo ? « Visibilité du corps », insiste-t-il.
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