Crooner rêveur, Bertrand Belin enchante Paris avec l’un des plus beaux concerts de l’année

Crooner rêveur, Bertrand Belin enchante Paris avec l’un des plus beaux concerts de l’année
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Il fait partie de ces artistes qui naviguent sur la scène française, peu médiatisée mais avec un public toujours fidèle. Plus de 4 000 personnes l’ont applaudi à La Cigale pour sa série de quatre concerts parisiens jusqu’à ce dimanche. Avec son timbre profond reconnaissable, Bertrand Belin a créé certains des plus beaux chapitres de la pop française depuis deux décennies. Mais c’est vraiment il y a quelques années que la machine s’est emballée. Après le très remarqué « Persona » en 2018, le Breton a doublé avec « Tambour Vision » en 2022 et surtout « Watt »l’un des plus beaux albums français sortis en 2025. Un univers planant et mélancolique, électronique et électrique, à mi-chemin entre Bashung et Gainsbourg, qu’il a présenté une dernière fois à La Cigale ce dimanche soir, avant un double retour à l’Olympia en un an.

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« Ça va dans les alpages ? Ça va dans les prés ? »

Dans son 31e, à savoir un costume lilas impeccable, Bertrand Belin fait son entrée sous une « pluie de données » et d’applaudissements. Voix et look de crooner, poses pour haranguer le public, baisers vers les premiers rangs et même quelques pas de danse, BB est déjà dans son élément. Au-dessus de la scène, un écran incliné diffuse des images abstraites, parfois des silhouettes ou des formes dignes d’un Mondrian. Comme Disiz, que nous avons rencontré à l’Olympia En début d’année, Bertrand Belin s’est concentré uniquement sur ses trois derniers albums, ignorant totalement les cinq premiers sortis entre 2005 et 2015.
Accompagné de ses six musiciens, il fera mieux que d’interpréter son dernier album, il le revisite entièrement sur scène. Belin branche le « Watt » et devient électrique, doux rêveur et poète d’aujourd’hui. « Berger », l’un des morceaux les moins marquants de son dernier projet, prend sur scène toute son ampleur dans une version gainsbourienne. Le redoutable « L’étranger lui-même » continue le voyage nocturne, tandis que son « Ordinary Love » donne le frisson. C’est peut-être là que réside un grand disque : lorsqu’il se révèle dans l’intensité d’un concert. Le tout ponctué de quelques interventions amusantes.  » Comment ça se passe dans les alpages ? Est-ce que tu vas bien dans le pré ? » rit-il notamment en désignant les balcons assis puis la fosse debout.

Belin est le « Watt »

Et lorsqu’il puise dans ses précédents disques « Tambour vision » et « Persona », c’est dans un délicieux déluge électro-rock. « Tambour » est interprété dans une version folle et extatique, « La nouvelle » le voit revisiter un JT dans un style électro-pop, tandis que « De corps et d’esprit » s’étend pendant près de 10 minutes dans une version électrique et hypnotique, suivi de « La béatitude », point culminant du dernier « Watt ». En rappel, il fait voler son « Oiseau », nous laisse littéralement « Sur le cul » avant de finir comme lui, pour une descente en douceur. Et en beauté.
En insufflant une énergie plus électro-rock à son répertoire, le crooner des temps modernes réalise un joli tour de force, un voyage musical et stellaire, tout en nous faisant oublier le blues du dimanche soir… Cher Bertrand Belin, si par hasard vous lisez ces lignes, sachez qu’un album live de cette magnifique tournée est désormais indispensable !

Setlist des concerts de Bertrand Belin

Pluie de données
Le 31
Rembobiner
Que diable
Berger
L’étranger lui-même
Amour ordinaire
Seul
La nouvelle
Tambour
Surfaces
Certains jours
Du corps et de l’esprit
Bonheur
Rappels :
Watt
Oiseau
Sur le cul
Libéré de vos doutes
Comme en moi

Article original sur Pure Charts

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