Algérie : Trente ans après, le meurtre de sept moines français à Tibhirine reste un mystère.
Cold case – Sept moines trappistes de l’abbaye Notre-Dame de l’Atlas, à Tibhirine, ont été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 en Algérie. Trente ans plus tard, les circonstances exactes de leur décès restent inconnues.
Les chefs des sept moines Tibhirine a été retrouvée dans la rue Algériele 30 mai 1996. Trente ans plus tard, le voile n’est pas encore levé sur les zones d’ombre qui entourent leur assassinat, une affaire toujours instruite en France et très difficile entre Paris et Alger.
Nièce de l’une des victimes, le frère Paul Favre-Miville, Françoise Boëgeat avait 29 ans lorsqu’elle a appris leur enlèvement en écoutant la radio, et elle s’en souvient encore très bien, trente ans plus tard. « J’ai entendu dire que ‘les moines avaient été kidnappés’. J’ai tout de suite compris que c’était le village de Tibhirine où vivait mon oncle », a-t-il raconté à l’AFP. Les sept moines ont été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, à leur abbaye Notre-Dame de l’Atlas à Tibhirine, à environ 80 kilomètres au sud d’Alger. A cette époque, l’Algérie était en pleine guerre civile. S’ensuit une attente amère pour les familles.
Prétendre que ça ne résout pas tout
La première revendication, rédigée par le chef du GIA (Groupe islamique armé) Djamel Zitouni, tombe un mois plus tard, le 26 avril. Puis, toujours un mois plus tard, les médias rapportent que les moines trappistes ont été tués le 21 mai, égorgés. Leurs têtes seront retrouvées le 30 mai, mais pas leurs corps. Les familles ont l’espoir anxieux de savoir qui sont les religieux tués, alors que l’idée officielle des exécutions opérées par le GIA, donnée par Alger, a été remise en question par les témoignages d’anciens militaires (…)
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