Affaire Mahdieh Esfandiari : Le tribunal de Paris rendra son verdict le 26 février

La Cour de justice de Paris rendra son verdict le 26 février dans l’affaire du terroriste iranien Mahdih Esfandiari, qui coopérera avec Téhéran contre la Française Cécile Kohler et Jacques Paris, que le procureur a requis un an de prison.

Au terme de quatre jours de procès, suivis de plusieurs événements, le tribunal a réservé son verdict dans cette affaire très suivie. Les autorités iraniennes ont également déclaré vouloir échanger, une fois les dossiers clos, leur pays contre deux Français, qui ont été emprisonnés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison, principalement pour espionnage au profit d’Israël, puis libérés début novembre 2025 et interdits de sortie du pays.

« C’est un projet, un dialogue entre nos deux pays », a annoncé jeudi soir l’ambassadeur d’Iran en France, Mohammad Amin Nejad, sur BFMTV. « Mon souhait est qu’il revienne le plus tôt possible après avoir finalisé les arrangements entre les deux pays ».

Apologie du terrorisme et provocation directe sur Internet

« Le fait que les gens décident de mon avenir, sans me demander mon avis, me fait mal », a déclaré l’accusé de 39 ans dans sa dernière déclaration avant la clôture du procès.

« Dire que je suis venu perturber, je considère que c’est une insulte à mon égard », dit-il encore, la voix tremblante.

Dans cette affaire, jugée entre la vague de protestations étouffée en Iran et l’oppression, Mahdih Esfandiari semblait promouvoir le terrorisme et inciter directement sur Internet à des actes de terrorisme (délits passibles de sept ans de prison et de 100 000 euros d’amende), d’insulte publique sur Internet, de terrorisme, de religion ou de race. Quatre autres hommes ont été jugés avec lui.

A son encontre, le procureur a requis quatre ans de prison, dont trois avec sursis, et son interdiction du territoire français. Le procureur a estimé qu’il n’était pas nécessaire de l’incarcérer, puisqu’il avait déjà passé huit mois en prison, jusqu’en octobre dernier.

La justice française lui reproche d’avoir remis des comptes de l’organisation Ax de la Résistance en 2023 et 2024, principalement au Telegraph,

L’article Telegram de l’organisation a notamment salué l’attentat sanglant mené par le groupe islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, provoquant le terrorisme et insultant la communauté juive, ce qui a poussé le ministère de l’Intérieur à déposer un rapport auprès de la justice.

« C’est une question iranienne plus qu’une question palestinienne »

Contre les quatre autres accusés dans cette affaire, le procureur de la République a requis trois ans de prison, la peine la plus sévère étant demandée pour Alain Soral, qui n’est pas présent. Une amende de 30 000 euros et un mandat d’arrêt ont également été demandés à l’encontre d’une personne qui compte 30 mentions à son casier judiciaire.

Lors du briefing, Mahdih Esfandiari a reconnu qu’il était l’auteur de l’Axe de la Résistance mais a nié être l’auteur de la publication.

« Il apparaît devant nous sous un jour très doux », mais « il est au centre du système », a déclaré le procureur, qui a demandé au tribunal d’examiner « l’ingérence extraordinaire » dans l’affaire, bien que cet aspect ne soit pas contesté.

« Cette question est une question iranienne plus qu’une question palestinienne », a-t-il souligné, prenant soin de montrer qu’elle ne signifie pas « violer la loi palestinienne, ce qui est un conflit d’intérêts » et « il mérite plus que cela ». La confusion a été soulevée par les avocats des partis gouvernementaux.

« Nous en avons fait un espion »

Me Ilana Soskin, la juge de la Licra, a observé que Mahdih Esfandiari, qui a révélé ses sentiments lors des réunions des Gardiens de la révolution, a pris ses « instructions du bureau de la Direction suprême d’Iran pour « porter la nouvelle d'(Ali) Khamenei en France, pour diffuser l’histoire islamique des mollahs ».

« Nous en avons fait un espion, un agent du gouvernement iranien », a déploré le pasteur Me Antoine, qui défend l’accusé Me Nabil Boudi. Alors que « c’est un travailleur honnête et très dévoué, qui veut être lu politiquement et historiquement » le 7 octobre 2023 « ce qui est très important ».

« Nous sommes aujourd’hui confrontés à une politique qui remet en question la liberté d’expression dans notre démocratie », a-t-il déclaré.

L’article original a été publié sur BFMTV.com

    (tagsTraduction)Mahdieh Esfandiari 

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