Accord UE-Mercosur : des milliers d’agriculteurs européens manifestent leur colère à Strasbourg
Dans la soirée, l’ambiance est devenue tendue, des manifestants lançant des fumigènes, des bouteilles et des fruits sur les CRS qui répondaient avec des gaz lacrymogènes.
Ursula von der Leyen a souligné l’objection. Le président de la Commission européenne a signé samedi Paraguay accord de libre-échange contesté par quatre pays Le coût du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Son nom a été moqué et un cercueil portant son nom a été exposé.
« La Commission européenne nous quitte », il s’est montré dégoûté par le Copa-Cogeca, l’organisation qui porte la coopération agricole en Europe.
« Nous sommes nombreux aujourd’hui parce que nous voulons continuer à nous battre pour la vision d’une agriculture qui produit l’Europe. « , a annoncé à la foule Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, premier syndicat agricole de France.
Une saisine de la Cour de Justice de l’UE ?
Les députés ne commentent pas l’ensemble de l’accord avec un Le coût du Mercosur que dans les mois à venir mais il sera invité à s’expliquer mercredi sur ce qu’il peut être envoyé à la Cour de JusticeUnion européenne (CJUE). En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis du tribunal est erroné, le contrat ne peut être exécuté que s’il est modifié.
« Ce libre-échange peut, dans certains cas, ouvrir également des opportunités à l’Italie et réduire les droits de douane, mais il met en danger la santé de chacun. », critique Nicolo Koliotassis, 23 ans, viticulteur en Vénétie et membre de la Coldiretti, le syndicat agricole italien.
L’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur augmentera les importations de produits alimentaires » produit d’une manière très différente qu’en Europe, avec de nombreux produits phytosanitaires, pas les mêmes », craint Baptiste Mary, 24 ans, agriculteur dans la Marne.
« C’est aux députés (blancs) décider maintenant de renvoyer l’affaire devant la Cour de justice européenne » a déclaré la ministre de l’Agriculture Annie Genevard à la télévision TF1, j’espère que « le processus se terminera ».
Même au sein des cercles politiques, les députés sont divisés. » Nous travaillons, vote par vote, élu par élu, seconde par seconde, pour obtenir la majorité dont nous avons besoin pour suspendre (la coopération avec) le Mercosur lors du vote de demain. « , a déclaré François-Xavier Bellamy, membre du PPE, le groupe de droite du Parlement européen.
Les agriculteurs prévoient de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi : » Nous nous battrons jusqu’au bout « , a insisté Pierrick Horel, président du groupe des Jeunes Agriculteurs.
Le mouvement de critique et d’encouragement des autres
Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par de nombreux pays. La France s’y est opposée. Cela crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, représentant plus de 700 millions de consommateurs. Cela devrait permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux vers l’Amérique latine tout en autorisant l’entrée en Europe du bœuf, du sucre, du riz, du miel et du soja sud-américains.
Pour ses opposants, cela bouleverserait l’agriculture européenne avec des produits importés bon marché et ne répondant pas aux normes européennes, faute de réglementation adéquate.
Jeudi, les députés seront cette fois invités à voter contre Ursula von der Leyen, une initiative initiée par le groupe d’extrême droite Patriotes pour l’Europe, qui a peu de chances de l’emporter.
Quelque part à l’intérieur FranceLa mobilisation des agriculteurs se poursuit : une cinquantaine de membres de la Coordination rurale ont réalisé une opération de nuit » boxe » contre l’entrepôt Système U dans l’Hérault, a-t-il manifesté à la commune, critiquant « activités illégales ».