A Nantes, hommage à Quentin Deranque sous pression face aux antifascistes.
La soirée nantaise du mercredi 18 février s’est déroulée en deux parties, sous la surveillance de nombreux policiers. D’abord, devant l’église Saint-Donatien, à côté de la statue de Jeanne d’Arc, environ 150 personnes se sont rassemblées à l’invitation d’un groupe bien connu. Némésis rendant hommage à Quentin Deranque. Une minute de silence, une prière animée par l’abbé de l’église traditionnelle du Christ-Roi, des jeunes hommes (certains portant des masques) debout à la porte de la place : la rencontre a été organisée et encadrée. Par haut-parleur, Mélissa, la porte-parole du groupe, l’a confirmé « Quentin aimait son pays et ses valeurs » et « les gauchistes l’ont tué pour ça ».
Un homme de 23 ans est décédé jeudi dernier à Lyon après avoir été agressé par plusieurs hommes cagoulés, en marge d’une réunion de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po. Selon un proche du dossier, un « guerre durable » c’était apparu au milieu « des membres d’extrême gauche et d’extrême droite ». Quentin Deranque se retrouverait. Onze personnes ont été interpellées, dont deux collaborateurs parlementaires du député LFI.
Comment la mort de Quentin Deranque souffle toute la gauche
Plus tôt dans la soirée, dans un autre quartier de la ville, douze personnes se sont rassemblées à l’appel du « rassemblement antifasciste à Nantes ». Ils chantaient « Ici, on n’a pas honte des nazis » en bordure de la zone où toute manifestation était interdite par la Préfecture de Loire-Atlantique. La réunion a été rapidement perturbée par la police.
A Nantes, la région Loire-Atlantique a justifié l’interdiction de manifester et de prendre des risques. » L’éventuel conflit entre les participants à la réunion annoncée « Honorer Quentin » qui pourrait rapprocher certains profils de droite, et les participants à la manifestation contre le groupe des étudiants antifascistes nantais, n’est pas annoncé dans la région..
Les deux réunions ne se sont pas réunies. Mais leur présence ensemble, à quelques kilomètres l’un de l’autre, a suffi à plonger la ville dans le chaos.
Car au-delà de Nantes, un conflit politique majeur se déroule. La mort de Quentin Deranque est devenue un symbole pour certains groupes qui s’opposent aux violences de l’extrême gauche. En revanche, les groupes antifascistes mettent en garde contre les progrès de la droite supérieure et rejettent toute reprise.
La police a empêché toute confrontation mercredi soir. Mais la série reflète une saison croissante entre les équipes rivales, qui s’efforcent désormais de dépasser les places précédentes.
Le deuxième assistant parlementaire de Raphaël Arnault a été placé en garde à vue après le décès de Quentin Deranque.
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