Quel incendie, un événement inédit qui a entraîné l’évacuation de personnes près de Bordeaux

L’incendie n’a pas été éteint samedi soir en Gironde. L’interdiction d’immigration a été prononcée vendredi soir à sept communes proches de Bordeauxce qui porte à 167 000 le nombre d’habitants et de visiteurs qui se sont déplacés depuis mercredi dans le département. Une décision qui a été prise après avoir créé quelque chose qui ne s’était jamais produit auparavant : « une sorte de tempête de pluie ».

« Vendredi, on était encore en feu à notre connaissance »en détail samedi 25 juillet Marc Vermeulen, chef du service d’incendie et de secours (Sdis) de Gironde, lors d’une conférence de presse. Mais « A 17h45, le feu entre en phase convective (c’est-à-dire se nourrir, ndlr) et pyrocumulus, avec une base de 20 km, en raison du vent venant de l’ouest et se dirigeant vers la métropole.

Face à l’incendie en Gironde, l’A400M a été utilisé pour la première fois ce samedi

Puis tout a basculé en début de soirée : « Vers 18h20, on a vu qu’il s’est transformé en pyrocumulonimbus, ce qui n’a pas été vu en France, c’est la première. explique Marc Vermeulen.

Contrairement aux ouragans traditionnels, en raison de l’instabilité de l’atmosphère, le pyrocumulonimbus naît de la puissance du feu. La chaleur intense dégagée par les flammes crée une pression ascendante qui transporte la fumée, les cendres, la vapeur d’eau et les particules jusqu’à plusieurs kilomètres.

Le danger de la foudre et de la foudre

Par beau temps, cette fumée se transforme en un véritable nuage d’orage. Les experts parlent de pyrocumulonimbus, ou « cumulonimbus né du feu » dans la nomenclature internationale du cloud. Marc Vermeulen explique que « Ce type d’éclair peut produire des éclairs à pyrocumulonimbus et une attaque très puissante ».

Ces éclairs surviennent parfois sans qu’il pleuve suffisamment pour mouiller les plantes. Un nouvel incendie peut se déclarer à plusieurs kilomètres du premier incendie. « Parce que vous avez eu tellement de réfugiés », justifié chef du département Sdis.

Des pyrocumulonimbus ont déjà été observés lors de grands incendies en Australie, aux États-Unis et au Canada. En revanche, en France, un tel phénomène n’avait jamais été connu dans une forêt en feu, précise l’expert. En Gironde, les prévisionnistes surveillaient de près ce qui allait se passer. Les conditions atmosphériques, notamment la puissance du feu, ont fait craindre l’apparition de ce type de nuages.

« Pendant la nuit, ce pyrocumulonimbus est descendu en raison de la quantité d’humidité qui n’était pas prévue dans les prévisions, il est descendu à « normal » mais avec une certaine intensité »a confirmé Marc Vermeulen.

Quant à la nuit de samedi à dimanche, les pompiers estiment qu’elle devrait être « assez pour travailler » s’il fait beau. Sébastien Lecornu le prouve encore « Les prochaines heures vont être difficiles », alors que l’incendie a déjà détruit 32 700 hectares. 8 000 nouvelles personnes ont été évacuées ce samedi soir hors de Bordeaux.

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