Menacé de mort, le maire d’Alès a quitté son domicile au Raid dans la nuit de lundi à mardi.
Christophe RivenqLe maire LR d’Alès, a été libéré de son domicile dans la nuit de lundi à mardi après de nouvelles menaces. Il a été pourchassé par le Raid après avoir soupçonné une voiture piégée près de son domicile, a appris BFM de source proche du dossier, confirmant une information de parisien.
« A la demande du ministère de l’Intérieur – et suite à des menaces répétées – des mesures de sécurité ont été prises par le maire hier soir », nous a indiqué l’équipe de Laurent Nuñez.
Jeudi soir dernier, vers 18h30, en rentrant chez elle, l’épouse du maire d’Alès avait dans sa boîte aux lettres une enveloppe menaçant de tuer son mari, Christophe Rivenq (LR). Lorsqu’elle a vu qu’il y avait quelque chose dans la lettre, l’épouse de l’élu l’a prévenu à la police sans ouvrir les lettres. En l’ouvrant, les policiers ont trouvé deux balles de 9 mm.
Des tags ont également été retrouvés sur le balcon de la maison du maire. Plusieurs notes : « DZNG (DZ Mafia nouvelle génération NDLR) », « CVN » (Cévennes à Alès prise par DZ Mafia NDLR), « FDP », « NTM ».
« Nouvelle menace »
Selon l’équipe du ministre de l’Intérieur, Christophe Rivenq et Laurent Nuñez se sont entretenus au téléphone. Le lendemain, le préfet de police français décide d’envoyer des CRS 84 à Alès et de mettre le maire sous protection. Mais samedi 18 juillet, sur notre antenne, l’élu a annoncé qu’il refuserait.
Toujours au micro de BFMTV, l’édile est revenu sur la peur et la surprise de son épouse, qui a retrouvé la lettre, confirmant que : « en tant que maire, je prends la décision, sans réfléchir, de dire ‘on se tiendra, on se battra’. Il ne faut pas laisser la violence ou la peur l’emporter ».
Mais lundi soir, l’élu de droite, fortement investi dans la lutte contre le trafic de drogue, a reçu une nouvelle frayeur. Selon l’équipe de Laurent Nuñez, « cette nouvelle menace s’accompagne d’informations considérées comme volumineuses et sourcées ». Et « une nouvelle méthode de sécurité a été choisie : l’expulsion du maire et le Raid », selon la même source.
Une enquête a été ouverte pour « menace, violence ou intimidation à l’encontre d’un candidat ». « Ces choses sont prises au sérieux et au sérieux », a pu annoncer le procureur de la République d’Alès Abdelkrim Grini à BFMTV avant que son dossier ne soit transféré à la JIRS (sections spéciales) de Marseille.