Braquage du Louvre : le journaliste de la commission d’enquête judiciaire critique la négligence des questions de sécurité du musée
Les questions de sécurité au Louvre ont « été scrutées » ces dernières années, fustige le rapporteur de la commission parlementaire d’enquête sur la sécurité des musées, qui plaide ce mercredi pour la transparence dans le choix de leurs dirigeants.
Erreurs « notoires »
La commission, présidée par Alexandre Portier (LR), a été créée début décembre à la suite Un braquage spectaculaire au Louvre le 19 octobre, lorsque huit joyaux d’une valeur de 88 millions ont été volés dans la journée, ce qui a mis en évidence les graves problèmes de sécurité du musée pour environ 9 millions de visiteurs par an.
Son travail a donné lieu à une vingtaine de dossiers et de tables rondes, où plus d’une centaine de personnes ont été entendues, en France et à l’étranger, avant la publication du rapport du député Alexis Corbière (groupe écologiste), dont l’AFP a discuté.
« Des erreurs de sûreté et de sécurité » étaient « connues », grâce à plusieurs rapports faisant état de « défaillance » des équipements de sécurité, notamment deux inspections, l’une de 2017 et l’autre, réalisée par le joaillier Van Cleef & Arpels, de 2019, rappelle-t-il.