Un Tunisien a été inculpé et arrêté à Paris, soupçonné d’avoir organisé un attentat terroriste

On suppose qu’ils veulent faire quelque chose criminels. Un Tunisien de 27 ans soupçonné d’avoir planifié un attentat contre un musée parisien ou un groupe jihadiste juif a été mis en examen lundi à Paris et placé en détention provisoire dans l’attente de son procès.

Cet homme est « considéré comme l’initiateur de l’activité jihadiste violente et de la considération de la hijra (expulsion du monde islamique, NDLR) au sein du groupe terroriste de l’État islamique ». Syrie ou sur Mozambique« , a expliqué à l’AFP le Parquet national antiterroriste (Pnat).

Selon une source proche du dossier, « l’attaque visait, selon les informations recueillies au cours de l’enquête, le musée de Paris et la communauté juive, sans toutefois avoir de finalité précise ».

Le musée du Louvre est une communauté juive comme prévu

monde, qui a révélé pluset Le Parisien a souligné que le suspect faisait référence au Le Louvre comme cible possible, et la communauté juive du 16e arrondissement de Paris.

L’homme a été arrêté jeudi dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte hier « en tant que chef d’un groupe terroriste visant à tuer des personnes », a indiqué le Pnat. L’étude a été soumise à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la SAT-BC, l’unité antiterroriste du groupe terroriste.

Selon Le Monde, l’affaire est née d’un contrôle de police dans le centre de Paris le 28 avril. Après avoir été interpellé au volant d’une voiture avec un faux permis, cet homme qui habite à La Garenne-Colombes, en banlieue parisienne, a été placé entre les mains de la police puis en maison d’arrêt, faute de titre de séjour. Né à Djerba en 1999, il est arrivé en France en 2022 depuis Lampedusa pour trouver un emploi, selon le journal.

Vidéos de propagande et enquêtes sur ChatGPT

Or, selon Le Monde, une analyse de son téléphone a révélé la présence de nombreuses fausses vidéos jihadistes et de centaines d’images d’armes à feu et de couteaux. Sur son réseau social, Dhafer M. utilise comme photo de profil un soldat de l’EI qui tue des prisonniers.

Sur son téléphone est également disponible pour effectuer une recherche sur ChatGPT et des questions comme « comment fabriquer une bombe », ou encore sur les dégâts causés par le TNT, précise Le Monde.

Une vidéo a également été retrouvée le montrant se filmant levant son doigt – symbole d’unité divine devenu symbole d’allégeance aux groupes jihadistes – et déclarant « Allah Akbar » (« Dieu est grand »).

A l’issue de sa police, le suspect, qui selon Le Monde nie les intentions terroristes, a été condamné et mis en prison avant le début, selon les exigences de l’office antiterroriste.

M. Pnat a demandé l’ouverture d’une information judiciaire, pour permettre aux juges d’instruction de mener une enquête. Contacté par l’AFP, l’avocat du suspect, Réda Ghilaci, n’a pas immédiatement répondu.

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Après une diminution significative entre 2021 et 2023, la menace jihadiste augmente à partir de 2024, selon la synthèse du Pnat pour 2025. Si l’année 2024 n’a été marquée par aucun mort dû au terrorisme en France, trois attentats d’inspiration jihadiste ont eu lieu en 2025, à Apt, Mulhouse et Lyon, faisant deux morts. Sept expositions ont également été annulées cette année-là en raison des actions de la DGSI.

« La responsabilisation de certains criminels, sans lien avec le groupe terroriste, et le changement d’opinion, notamment chez les enfants et les adultes, sont les principaux signes du jihadisme », selon l’organisation antiterroriste.

En avril, un jeune de 15 ans a été interpellé dans le Rhône. Il a prévu des « actes de violence » contre les juifs et les homosexuels, et s’est dit prêt à mourir « en martyr ». Il a été inculpé à Paris et incarcéré avant son procès.

C’est l’AFP

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