Le vol de porcelaine à l’Élysée : l’ancien financier a été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, jeudi 16 avril, à deux ans de prison, dont un an de surveillance électronique, l’ancien financier de l’Élysée pour le vol et le recel d’une centaine de pièces de vaisselle à la résidence présidentielle entre 2023 et 2025.

« Le tribunal a jugé que les faits sont graves en raison de l’époque du contournement, du nombre de pièces volées, de leur valeur économique et de leur histoire », a déclaré le Président dans la présentation de ses délibérations.

Constatant la « rupture de la relation de confiance avec son employeur », la justice a interdit définitivement à Thomas M. d’exercer la profession de banquier et de fréquenter les salles des marchés. Ils lui ont également facturé 10 000 euros.

Son ami et acheteur a également décidé

Son ami Damien G. a été condamné à deux ans de prison, dont seize mois avec sursis, tandis que le tribunal lui a ordonné de porter un bracelet électrique pendant huit mois.

Les objets volés étaient vendus majoritairement sur le compte d’art Vinted appelé « La lanterne » et géré par Damien G., également sur Facebook. Le commissaire-priseur a admis qu’il envisageait de vendre les biens, estimant le bénéfice réalisé à environ 15 000 euros.

Le principal acheteur des pièces volées, Ghislain M., a écopé d’un an de prison avec sursis. Ce « collectionneur » achetait environ 80 pièces de la famille en ramassant des marchandises dans la rue, souvent en payant comptant ou en troquant.

Les dégâts sont estimés à 377 370 euros

La relation débute en 2025 lorsque la manufacture de Sèvres remarque la vente d’assiettes Elysée dans l’espace de vente. Le président, voyant la perte de pièces d’argent et d’œuvres signées de Poliakoff ou d’Alechinsky, se plaignit.

La recherche s’est rapidement portée sur Thomas M., contractuel au rayon argenterie depuis 2020. Seul agent à avoir accès aux clés de l’entrepôt, il aurait pu en profiter pour fouiller avec les salariés.

Le coût des dégâts a été évalué par le constructeur à 377 370 euros, un montant que la défense a qualifié d’« absurde ».

Lors d’une audience en février, l’ancien majordome a admis avoir volé frauduleusement près de 100 dollars. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont retrouvé des objets volés dans son casier et dans sa voiture.

Il a expliqué qu’il avait d’abord volé ces choses à cause de leur beauté, avant de suivre la logique de les revendre pour rembourser d’énormes dettes, justifiant ses actes par une grande insécurité financière.

L’article original a été publié sur BFMTV.com

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