Le coup d’État a échoué à Paris : Laurent Nuñez noue une « amitié » avec la guerre au Moyen-Orient
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a fait, samedi 28 mars sur BFMTV, le « lien » entre l’inquiétant attentat qui a visé la Bank of America à Paris et la guerre au Moyen-Orient, voyant des « similitudes » entre celle-ci et les opérations qui ont eu lieu ces derniers jours dans d’autres pays européens et rapportées par un petit groupe.
Le ministère de l’Intérieur a expliqué à notre antenne que « cette affaire (rappelle) ce qui s’est passé dans d’autres pays européens » comme les Pays-Bas.
« Je fais le lien avec ce qui s’est passé dans les pays voisins (…) qui ont gagné » et a été suivi par « les déclarations d’un petit groupe qui parlait du conflit », a souligné Laurent Nuñez.
Un suspect a été arrêté, l’autre était recherché
Un homme a été interpellé dans la nuit de vendredi à samedi 28 mars alors qu’il projetait d’allumer une bombe artisanale devant le siège parisien de Bank of America, dans le 8e arrondissement de la capitale. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête visant notamment à « vérifier les dégâts causés par le feu ou les méthodes dangereuses liées aux activités terroristes ».
Un autre homme, présent au moment de l’arrestation, a réussi à s’enfuir et est activement interrogé par les autorités. En prison, l’homme arrêté la nuit a déclaré qu’il était jeune. D’après ce qu’il a dit, il a 17 ans et est originaire du Sénégal. Il a également prononcé une allocution devant le département de Seine-Saint-Denis. Selon une source policière, le suspect aurait été abandonné sur les lieux par un homme dans une voiture et aurait également été recruté via le réseau Snapchat pour ce faire en échange de 600 euros.
15 personnes sont principalement encadrées par les autorités
Selon les informations de BFMTV, douze personnes sont suivies par les services de renseignement du pays car soupçonnées d’appartenir au Hezbollah iranien et libanais. Parmi ces objectifs, 15 personnes sont particulièrement ciblées.
À notre connaissance, la menace de violence dans notre région provient principalement de deux organisations : le Hezbollah libanais et sa cellule des affaires étrangères et le groupe Al-Quds, un groupe militaire avancé. Musulmans iraniensqui recrute des agents étrangers ou des criminels qui ne savent pas qui ils soutiennent et qui sont souvent payés sans poser de questions.
En France, un membre de la mafia DZ a par exemple été recruté par un médiateur pour incendier les sites d’entreprises liées à Israël, près de Toulouse et de Lyon, début 2024. Or, selon ce que l’on sait, douze dissidents iraniens ont été placés sous protection policière en France depuis le début de la guerre, le 28 février.
(tagsTraduction)Ministre de l'Intérieur