A Paris, la Fashion Week confirme le retour en force de cette tendance phare des années 80
Strass, étoiles et paillettes… Il est temps de clore le dossier. Ce mardi 10 mars, le Semaine de la mode fermé à Paris après près de dix jours de défilés. Si aucune tendance dominante ne semble s’être dégagée, l’une d’elles s’est néanmoins confirmée sur les podiums de plusieurs grandes maisons : les maxi-épaulettes.
Sur des fourrures, des combinaisons, des chemises colorées, des robes ou une veste en cuir, ils étaient omniprésents à Moldusune maîtresse en la matière qui a donné à ses modèles un look dramatique, largement inspiré des années 1980, comme vous pouvez le voir sur la photo en tête d’article.
Aux commandes de Tom Ford, Haider Ackermann les revisite dans un vestiaire sensuel, raffiné et élégant sur des manteaux ou imperméables en plastique transparent. Plus classiques sur un tailleur Chanel, ils flirtaient avec la démesure chez Louis Vuitton, comme en écho au kepenel, ce vêtement d’extérieur traditionnel porté par les bergers en Turquie.
Une bonne dose d’exubérance Dynastieaperçu une saison plus tôt sur les podiums des collections automne-hiver 2025-2026. Anthony Vaccarello les avait cachés sous des tissus ultra-saturés pour Saint Laurent. Chemena Kamali, sous les blouses pour Chloé. Et Pieter Mulier, sous un long, très long manteau Alaïa.
« Power dressing »
Comme les costumes aux épaules exagérées de Melanie Griffith dans le film Fille qui travaille Selon Mike Nichols, le phénomène a un nom : c’est le « power dressing ». Aussi appelée « power suit », cette tendance vestimentaire apparue dans les années 1980 est une forme de compromis entre les codes masculins et féminins.
« Pas trop féminin pour être pris au sérieux, mais pas trop masculin pour être perçu comme menaçant », nous expliquait l’historienne de la mode Arianne Fennetaux en 2019, dans le cadre de d’un article précédent sur le sujet.
Si, pour le spécialiste, le regain d’intérêt pour cette construction pourrait traduire à l’époque un « prise de conscience naissante de la fonction politique » les vêtements comme objet d’« empowerment », l’édition italienne de Le bazar de Harper le situe, aujourd’hui, dans une influence plus globale de l’esthétique des années 1980.
Une nounou de l’enfer
« C’était l’époque où Grace Jones arrivait aux soirées mondaines habillée comme un androïde, où Madonna se promenait dans Venise avec un lion, portant un voile de mariée et parée de chapelets. En fait, ce que recherchaient les années 80, ce n’était pas tant d’être aimé que d’être regardé. », lit-on dans cet article, publié en décembre dernier.
Outre les maxi-épaulettes, le mensuel cite également la présence ces dernières saisons de robes fourreau aux couleurs vives, de coiffures ébouriffées, de ceintures oversize et même de minijupes tartan, qui rappellent les looks nostalgiques de Fran Drescher dans Une nounou de l’enfer.
« L’aplomb, l’exagération sans vergogne et la capacité à transformer les apparences demeurent. Les collections actuelles revisitent consciemment une époque qui a changé à jamais notre perception du corps, de la féminité et du style.e », poursuit le magazine. L’audace a du bon, certes. Moins pour passer les portes du métro.
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