« Je vous préviens, je ne ferai rien » : Juliette, qui aurait été victime en France de Jeffrey Epstein, décrit son expérience avec le délinquant sexuel.
Après la divulgation par le ministère américain de la Justice de millions de documents liés à l’affaire Epstein, les preuves du comportement des enfants travailleurs sexuels américains se multiplient. Sur notre antenne du mercredi 11 février, Juliette, qui représente Jeffrey Epstein, explique ce qu’elle a rencontré en 2003. A cette époque, elle était mannequin. Sur les Champs-Élysées, il est approché par Daniel Siad, un gangster américain.
Il a déclaré: « Ils m’ont demandé si j’étais intéressé à peindre à New York. » Il m’a dit de lui parler. « Douteux », il évoque ensuite l’agence pour laquelle il travaille pour vérifier la crédibilité de l’homme. On leur dit alors qu’ils sont « populaires » et « sûrs ».
Cela amène Juliette à traverser l’océan Atlantique jusqu’à New York. Il a déclaré : « Quand je suis arrivé sur place, on m’a donné l’adresse d’une maison modèle où se rassemblaient de nombreuses filles.
Photos de parties intimes de femmes peintes
Juliette est alors « accueillie dans la salle d’attente où se pressent beaucoup de monde ». « Je vois un homme grand en costume gris qui me dit en anglais ‘Je n’ai pas le temps de te voir aujourd’hui, voici 120 dollars' », poursuit-il en France. Il se trouve que cette personne est Jeffrey Epstein. Il récupère son passeport, lui confie sa voiture pour faire des courses, prévoit de la rencontrer le lendemain et lui donne sa carte de visite.
Juliette a déclaré : « J’ai fait des recherches et j’ai vu que c’était un homme d’affaires, et je me suis dit que c’était lui qui m’avait le plus aidé à aller dans les organismes.
Malgré le scepticisme de sa mère, qui craint d’être confronté à « un réseau de lits d’enfants possibles », le Français revient le lendemain auprès de Jeffrey Epstein, qui se montre « très gentil » avec lui, et lui « fait visiter sa maison ».
Je suis toujours « surpris » par cette « grosse affaire ».
Parmi les choses dont elle se souvient de l’orphelinat américain, des photos de « parties intimes féminines placardées tout autour » de la salle de musculation. Mais Juliette continue de le suivre jusqu’à la pièce où entre Jeffrey Epstein. « Je me tiens à la porte et je lui dis dans les yeux : ‘je te préviens, je ne ferai rien' », raconte la Française qui « sent qu’il y a quelque chose qui ne va pas ».
Après l’avoir rassurée, l’agresseur sexuel « lui a demandé de se déshabiller et lui a dit ‘J’ai besoin de savoir si ton corps est prêt à te montrer au spectacle' ». « Je fais ça et je me retrouve en sous-vêtement devant lui », explique Juliette sur notre chaîne. Mais cela ne suffit pas à l’Américaine qui lui demande d’enlever son soutien-gorge. Une demande qu’il accepte, en essayant de cacher sa poitrine.
Jeffrey Epstein a annoncé qu’il n’était « pas prêt » à devenir mannequin mais lui a proposé un poste pour travailler sur un jet privé ou comme escorte de soirée. Un concept qui « éclaire tout drapeaux rouges dans (sa) tête », lui qui « a fait face à des hommes qui tentaient de faire de la corruption » et dont la mère était « très prudente ». Il demande donc à Jeffrey Epstein de lui remettre ses documents qui se trouvent dans « une pile d’une vingtaine de passeports ». Jeffrey Epstein lui rend.
Aujourd’hui, il se dit encore « surpris » face à « quelque chose de grand ». Il décrit une « emprise facile » sur celui qui était « en fin de carrière ». Jeffrey Epstein représente « l’espoir ». La Française explique qu’elle n’a pas porté plainte car elle n’était « pas partiale » en la matière. En 2019, Juliette avait été « surprise » de retrouver dans la presse le nom de Jeffrey Epstein et de nombreux autres victimes. La Française « réalise alors » ce qu’elle a fui.
(tagsTraduction)Jeffrey Epstein