Suicide d’Évaëlle : le père d’une fillette de 11 ans qui s’est suicidée s’est dite « en colère » mais « courageuse » avant l’ouverture du dossier.
Sept ans après le suicide de sa fille de 11 ans, le père d’Evaëlle témoigne sur notre chaîne, où lundi 9 février, Le cas d’Evaëlle va revenir devant la justice pour le procès en appel de l’enseignante de la jeune fille pour abus sur mineur.
Le 21 juin 2019 à Herblay dans le Val-d’Oise, Évaëlle, 11 ans, a été retrouvée morte dans sa chambre. L’écolière s’est suicidée, victime de harcèlement de la part de ses camarades de classe, ainsi que de son professeur de français, selon ses proches.
« Le témoignage des élèves dit : Évaëlle était au centre du conflit à chaque cours », raconte le père de l’adolescent, Sébastien Dupuis, à notre micro.
Pour lui, le professeur de français de la jeune fille s’est rendu coupable de « harcèlement » en mettant « en difficulté (sa) fille de 11 ans ».
Car, comme d’habitude, dans ce genre de situation, le professeur est impliqué. Ce dernier, qui enseigne le français, aurait humilié l’élève, notamment lors de l’incident de harcèlement scolaire. Il aurait également minimisé le comportement abusif des autres étudiants. Selon Sébastien Dupuis, le père de la jeune fille, l’enseignante était « active » auprès d’Évaëlle.
Les enseignants nient la vérité
Le professeur de français a été initialement acquitté, mais le procureur a fait appel de la décision. Pour le père de l’adolescente, le résultat du premier test était une « mascarade ».
Dans ce deuxième procès, le père d’Evaëlle reste « malin ». Elle dit toujours qu’elle « se bat » et qu’elle est « en colère ».
Si l’enseignant reconnaît avoir une personnalité « clivante », il nie les faits qui lui sont reprochés. Or, selon la mère de la victime, Évaëlle a vécu l’intimidation à l’école comme « le pire jour de sa vie ».
Concernant l’issue de cette deuxième affaire, le professeur de français a déclaré : « le drame qu’ont vécu les parents d’Évaëlle est insupportable, mais je ne suis pas responsable de son mal-être, j’espère que le tribunal confirmera ma libération ».
Dans un premier temps, l’enseignant a été acquitté, le tribunal de Pontoise (Val-d’Oise) a estimé que les éléments retenus contre lui étaient « vagues, indirects, peu clairs » ou liés à « un comportement approprié et acceptable au regard de l’autorité que l’enseignant doit faire preuve en classe ». Aujourd’hui à la retraite, l’enseignant de 63 ans s’est vu interdire en 2021 d’enseigner aux enfants jusqu’à sa libération l’année dernière.