Le parti soutenu par l’armée du Myanmar est en tête après le deuxième vote | Actualités électorales
Les critiques, notamment les militants des droits de l’homme et les groupes d’opposition, affirment que les élections n’ont été ni libres ni équitables.
Les données publiées vendredi ont montré que le Parti de la solidarité et du développement de l’Union (USDP) est en passe de remporter 182 sièges aux premier et deuxième tours du scrutin combiné, soit plus de la moitié des sièges de la chambre basse qui compte 330 membres.
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Selon les chiffres rapportés par la chaîne de télévision publique MRTV, citant la Commission électorale de l’Union, l’USDP a remporté 86 sièges sur 100 au deuxième tour de scrutin organisé dimanche. La troisième et dernière phase de vote est prévue le 25 janvier.
Les critiques, notamment des militants des droits humains et des groupes d’opposition, affirment que les élections ne sont ni libres ni équitables et qu’elles constituent une tentative de l’armée d’affirmer son pouvoir après avoir pris le pouvoir au gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi en février 2021.
Le coup d’État militaire a suscité une opposition généralisée qui a dégénéré en guerre civile.
L’élection se déroule en trois phases en raison des conflits armés qui ont eu lieu dans le pays.
Les premier et deuxième tours se sont déroulés dans 202 villes sur les 330 que compte le pays, les 28 décembre et 11 janvier. Le tour final aura lieu dans de nombreuses villes, mais 65 autres n’y participeront pas en raison de la guerre dans ces régions.
Les résultats définitifs pour tous les sièges des législatures nationales et régionales devraient être annoncés d’ici fin janvier.
Le porte-parole militaire, le général Zaw Min Tun, a déclaré la semaine dernière que les deux chambres du Parlement se réuniraient en mars et que le nouveau gouvernement prendrait ses fonctions en avril.
Lors des deux premiers scrutins, des groupes anti-militaires ont attaqué des bureaux de vote et des bâtiments gouvernementaux dans plusieurs villes, a indiqué le gouvernement militaire.
L’élection a également eu lieu alors que la Cour internationale de Justice (CIJ) délibère sur une affaire intentée par la Gambie, accusant le Myanmar d’atrocités contre le peuple Rohingya.
Bien que plus de 4 800 personnes issues de 57 partis politiques soient en compétition pour des sièges dans les législatures nationales et régionales, seuls six partis sont en lice pour des sièges dans l’ensemble du pays.
L’un d’eux, le People’s Pioneer Party, fait face à un éventuel procès après que son président, Thet Thet Khine, et un autre membre du parti aient fait l’objet d’une enquête de la part de responsables gouvernementaux pour avoir tenu une réunion avec des représentants de l’ambassade étrangère à Yangon, la plus grande ville du pays, sans l’approbation préalable de la commission électorale.
La nouvelle loi sur la protection des élections prévoit des sanctions plus sévères pour nombre de ceux qui s’opposent aux élections, les autorités ayant récemment inculpé plus de 330 personnes pour avoir écrit des brochures ou mené des activités en ligne.
