« Les défauts de nos mères marquent littéralement notre point de départ »

UNU fond, « Qui sommes-nous les uns pour les autres? » Demande Maxime Rovère. Le philosophe et écrivainauteur de Parler avec sa mère (Flammarion), livre dans son dernier essai une analyse profonde de la relation filiale et de la gamme, si riche, des interactions et des sentiments qui nous lient à nos mères. Si « rien de quoi penser ou dire cela épuisera l’expérience vécue » (« ma » relation avec « ma » mère), l’auteur propose une proposition théorique sans précédent et nous invite à mieux comprendre ce dernier à sortir des tensions, conflits et frustrations mutuelles. Et, encore plus ambitieux, exploite une « reconnexion » avec le monde.

Le point: Comment l’amour filial, ou « l’une des personnes les plus pures dans lesquelles les humains peuvent vivre », est-ce que de nombreux malentendus et conflits?

« Les défauts de nos mères marquent littéralement notre point de départ »« Les défauts de nos mères marquent littéralement notre point de départ »

– Crédit: © Pascal ito © Flammarion

Maxime Rovère croit qu’une mère qui est trop critique ou trop indifférente, « quelles que soient ses lacunes, oblige son enfant à aller trouver ce qui lui manque ». © Pascal ito © Flammarion

Maxime Rovère:L’amour est, par définition, une relation ambivalente. Il est faux de penser qu’à propos d’une mère et de son enfant, il y aurait initialement un lien vierge et intact qui serait alors perturbé par les problèmes et les difficultés. C’est le contraire: c’est parce que les humains font partie du grand cycle de génération, où la naissance et la mort coexistent, que les individus donnent naissance aux enfants. Mort et vie, positif et négatif, désir (…) En savoir plus

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