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La France arrête 8 personnes en Nouvelle-Calédonie, dont le leader indépendantiste

La police française a arrêté mercredi huit personnes dans le territoire du Pacifique en Nouvelle-Calédonie, ont indiqué les procureurs, dont l’un des dirigeants du mouvement indépendantiste CCAT qui a organisé des semaines de troubles parfois meurtriers le mois dernier.

Le chef du CCAT, Christian Tein, est le seul détenu désigné par Yves Dupas, procureur général de Nouméa, la capitale de la Nouvelle-Calédonie, comme étant arrêté pour des délits de « crime organisé », pour lesquels ils peuvent être détenus jusqu’à 96 heures.

Des violences ont éclaté en Nouvelle-Calédonie, à environ 1 300 kilomètres (800 miles) au nord-est de l’Australie, le 13 mai, suite au projet français de mettre à jour les listes électorales pour y inclure les personnes résidant depuis plus de 10 ans.

Les autochtones Kanak craignaient que cette décision ne les laisse en minorité permanente sur le territoire et mette définitivement hors de portée l’indépendance.

Neuf personnes, dont deux policiers, ont été tuées, des centaines blessées et environ 1,5 milliard d’euros (1,6 milliard de dollars) de dégâts infligés.

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La France a répondu en envoyant plus de 3 000 soldats et policiers en Nouvelle-Calédonie, à près de 17 000 kilomètres de Paris.

Depuis, la réforme constitutionnelle nécessaire pour modifier la loi électorale du territoire a été abandonnée de facto, après que le président Emmanuel Macron a dissous le Parlement pour des élections anticipées les 30 juin et 7 juillet.

Le groupe militant indépendantiste CCAT a été créé en novembre de l’année dernière pour s’opposer aux projets de réforme électorale.

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Paris lui reproche les violences depuis le début des émeutes en Nouvelle-Calédonie, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin la qualifiant d' »organisation de type mafieux ».

La police a encerclé mercredi le siège de l’Union calédonienne (UC) indépendantiste à Nouméa, qui abrite également les bureaux du CCAT, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les policiers avaient dégagé une barricade dans la rue, tandis que plusieurs témoins oculaires ont déclaré qu’ils avaient également fouillé le bâtiment.

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« Les forces de l’ordre sont entrées dans les bureaux et ont pris des photos, notamment des documents », a expliqué Reine Hué, élue UC de la province des îles Loyauté, à l’est de la principale île de Nouvelle-Calédonie.

Le procureur Dupas a indiqué que les bureaux du CCAT avaient été perquisitionnés « sans incident ».

L’UC a dénoncé les arrestations « abusives » de mercredi dans un communiqué, accusant « les dirigeants locaux anti-indépendantistes et les miliciens criminels de pouvoir se pavaner en toute liberté ».

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Mais le parti a également exhorté ses partisans à « ne pas répondre à la provocation », appelant au calme jusqu’à ce que l’on en sache davantage sur les arrestations.

La police avait mis en place un vaste périmètre de sécurité autour de son quartier général central de Nouméa, où étaient détenus les détenus.

Les routes environnantes étaient fermées à la circulation, a constaté un journaliste de l’AFP, tandis que de nombreux magasins, banques et administrations étaient fermés en fin de matinée.

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