Le sommet Choose France démarre avec de grands espoirs pour les investissements étrangers
La France déroule lundi le tapis rouge à quelque 180 chefs d’entreprise lors du sommet international annuel des affaires visant à séduire les investisseurs étrangers. Forte de données récentes montrant que la France reste le pays le plus attractif d’Europe, la présidence a promis des investissements records, même si la concurrence d’une Grande-Bretagne revigorée se fait croissante.
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Le président Emmanuel Macron accueille le sommet Choose France au château de Versailles, un lieu royal conçu pour encourager les sommes princières, et son bureau a annoncé lundi matin que la France a obtenu 15 milliards d’euros d’investissements étrangers dans 56 projets différents, dont 4 milliards de Microsoft, 1,2 milliard d’Amazon et 1 milliards chacun de Pfizer et AstraZeneca.
Ce montant est en hausse par rapport à l’année dernière, où quelque 28 projets avaient été annoncés, pour une valeur totale de 13 milliards.
Le slogan de cette année « La France, terre de champions », s’appuie sur le buzz autour des prochains Jeux olympiques de Paris qui débuteront le 26 juillet.
Nouvelles d’actualité
Le récent baromètre EY a conforté la position de la France comme champion européen des investissements étrangers. Pour la cinquième année consécutive, la France arrive en tête du classement, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Cette nouvelle extrêmement importante valide tous les efforts et réformes menés depuis 2017, a indiqué la présidence à propos du classement.
Macron est arrivé au pouvoir en 2017 sur la base d’un programme favorable aux entreprises et a supervisé des réformes du code du travail, une réduction de l’impôt sur les sociétés, une loi pour aider les entreprises à se développer (Pacte) et des initiatives telles que le programme France Relance de 100 milliards d’euros.
Tandis que le nombre de projets d’investissement en France a chuté de 5 pour cent en 2023, avec un total de 1 194 entreprises étrangères, elles ont créé 4 pour cent d’emplois supplémentaires (40 000) par rapport à l’année précédente.
L’enquête d’EY a montré que la France est également leader dans 11 secteurs sur 15, notamment la pharmacie, l’automobile, l’électronique, la logistique et les équipements industriels.
La France mise sur l’intelligence artificielle 17 projets d’IA étaient opérationnels en 2023 et d’autres sont en préparation.
Vendredi, la société multinationale de technologie IBM a annoncé son intention d’investir 45 millions d’euros dans le développement de l’informatique quantique dans son laboratoire de recherche en IA près de Paris.
Image nuancée
Cependant, le tableau n’est pas tout rose. Les tensions géopolitiques, notamment la guerre en Ukraine, risquent de miner la confiance au sein de la communauté internationale des affaires.
Laurent Saint-Martin, le PDG de Business France, a déclaré Le Monde quotidien le contexte du gaspillage des investissements internationaux.
Parallèlement, les données compilées par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement montrent que les projets d’investissement direct étranger en Europe ont chuté de 20 % en 2023, contre une hausse de 2 % aux États-Unis et de 8 % en Chine.
Le rapport d’EY montre également que le nombre moyen d’emplois créés ou maintenus par projet en France est inférieur à celui de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne et de l’Espagne.
La Grande-Bretagne de retour aux affaires ?
La France devra également se méfier de la Grande-Bretagne, qui semble s’être remise du choc du Brexit.
La Grande-Bretagne a dépassé l’Allemagne pour prendre la deuxième place du baromètre EY, avec un nombre de projets d’investissements étrangers en hausse de 6 % en 2023.
Les chiffres publiés vendredi montrent que l’économie britannique a enregistré sa plus forte croissance en près de trois ans au premier trimestre 2024, mettant fin à la légère récession dans laquelle elle est entrée au second semestre de l’année dernière.
Marc Lhermitte, associé chez EY, a déclaré Le Monde: Quand les gens disent que la France a gagné la bataille du Brexit, ce n’est pas tout à fait vrai », soulignant qu' »il y a encore 500 000 emplois liés à la finance dans le Grand Londres et que (la Grande-Bretagne) est également très forte dans l’industrie numérique et les services. secteur. »