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Les troupes françaises et britanniques échangent leurs gardes pour marquer les 120 ans d’amitié depuis l’Entente Cordiale

Les troupes françaises et britanniques ont échangé lundi leurs rôles pour participer aux cérémonies de relève de la garde devant les palais du chef de l’Etat de l’autre pays, dans une démarche sans précédent pour célébrer les 120 ans de l’Entente cordiale.

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Signé en 1904, l’accord de l’Entente Cordiale a cimenté une amélioration des relations après les guerres napoléoniennes et est considéré jusqu’à aujourd’hui comme le fondement de l’alliance des deux membres de l’OTAN.

Même après le Brexit et avec le retour de la guerre en Europe, « cette entente cordiale est en quelque sorte la pierre angulaire… qui nous permet de maintenir la relation bilatérale », a déclaré le président français Emmanuel Macron dans un discours vidéo sur X, anciennement Twitter.

« Vive l’entente cordiale et vive l’amitié franco-britannique », a-t-il déclaré en passant à l’anglais.

Macron et l’ambassadrice britannique en France Menna Rawlings ont regardé lundi matin les gardes britanniques participer à la relève de la garde devant son palais de l’Elysée.

Les gardes françaises ont ensuite fait de même à Londres, devant le palais de Buckingham, résidence officielle du roi Charles III.

A l’Elysée, 16 membres de la compagnie numéro 7 Coldstream Guards de l’ambassade du Royaume-Uni, coiffés de leurs traditionnels chapeaux en peau d’ours, ont relevé leurs homologues français du premier régiment d’infanterie.

La chorale de l’armée française a ensuite entonné les deux hymnes nationaux God Save the King et La Marseillaise.



« Plus pour vaincre la Russie »

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron et son homologue français Stéphane Séjourne ont célébré « l’amitié étroite » de leurs pays dans un article d’opinion commun publié dimanche soir.

Ils ont déclaré que c’était essentiel à un moment où l’OTAN est mobilisée pour garantir que l’Ukraine ne perde pas son combat pour repousser l’invasion russe.

« La Grande-Bretagne et la France, deux membres fondateurs et puissances nucléaires européennes, ont la responsabilité de conduire l’alliance à relever les défis qui se présentent à elle », ont écrit les diplomates dans le journal britannique The Telegraph.

« Nous devons faire encore plus pour vaincre la Russie. Le monde nous regarde et nous jugera si nous échouons. »

Un responsable présidentiel français a déclaré que c’était « la première fois dans l’histoire de l’Elysée » que des troupes étrangères étaient invitées à participer au rituel militaire.

Fin 2023, Macron rend à nouveau publique la relève de la Garde républicaine, le premier mardi de chaque mois, même si la cérémonie est bien moins spectaculaire que son homologue devant le palais de Buckingham.

Deux sections des 1er et 2e régiments d’infanterie de la Garde républicaine française ont participé à la cérémonie à Londres aux côtés des gardes de la compagnie F Scots Guards et d’autres forces britanniques, a indiqué le responsable présidentiel français.

L’événement était suivi par le duc et la duchesse d’Édimbourg, le prince Edward, et son épouse Sophie, accompagnés du chef d’état-major britannique, le général Patrick Sanders, et du chef d’état-major français, Pierre Schill.

L’événement qui s’est déroulé sur le parvis du palais de Buckingham était la première fois qu’un pays extérieur au Commonwealth, qui comprend principalement d’anciennes colonies et possessions britanniques anglophones, participait à la relève de la garde.

Tensions après le Brexit

La signature de l’Entente cordiale le 8 avril 1904 est largement considérée comme ouvrant la voie à l’union des forces de la France et de la Grande-Bretagne contre l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale.

Bien que l’accord soit souvent utilisé comme un raccourci pour décrire les relations franco-britanniques, les relations ont été entachées de tensions ces dernières années, notamment depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

La migration constitue un point de friction particulier, Londres faisant pression sur Paris pour qu’elle mette un terme au flux de migrants à travers la Manche.

Mais la visite d’État du roi Charles à l’automne dernier, l’un de ses derniers grands engagements à l’étranger avant son diagnostic de cancer, a été largement considérée comme un succès retentissant qui a montré la force fondamentale de la relation.

(AFP)

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