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Contrôle des allocations en France : critiques sur la sélection des personnes

Les associations familiales en France ont appelé le gouvernement à mettre fin aux algorithmes de notation qui évaluent les familles en matière d’allocations et autres aides d’État, dans une lettre ouverte au Premier ministre Gabriel Attal.

La lettre, rapportée par Le Monde journalappelle à redonner de l’humanité au système de plus en plus numérique utilisé par les CAF (caisses d’allocations familiales) pour contrôler les familles.

Il a été signé par des associations dont le collectif Changer de cap, et La Quadrature du Net, association de défense des libertés numériques.

Conséquences psychologiques

La lettre affirme que les processus algorithmiques utilisés sont discriminatoires dans la mesure où ils entraînent davantage de contrôles sur les groupes vulnérables, tels que les parents isolés, les bénéficiaires d’une allocation pour adulte handicapé et les ménages à faible revenu.

Les auteurs affirment que le système a contribué aux abus institutionnels contre ces parties vulnérables et a provoqué « de multiples conséquences matérielles et psychologiques ».

Au lieu de cela, ils ont appelé le gouvernement à cesser d’utiliser de tels algorithmes, à mettre en place un contrôle plus strict des outils informatiques gouvernementaux et à assurer une plus grande transparence publique sur leur utilisation et leur fonctionnement.

La lettre appelait à des changements au sein des CAF et d’autres organismes publics similaires, comme l’agence de chômage France Travail (anciennement Ple emploi).

Ni peur ni honte

Pourtant, en réponse, le directeur de la CNAF (Caisse nationale des allocations familiales), Nicolas Grivel, a déclaré dans un message interne en décembre : Nous n’avons rien à avoir honte de ce que nous faisons (et je n’ai) ni peur ni honte du débat.

Lors d’une audience au Sénat le 25 janvier, il a nié que l’algorithme ciblait spécifiquement certains groupes de personnes. Il a déclaré : Nous ne ciblons pas du tout les familles monoparentales.

Il a expliqué que les familles dans des situations sociales plus fragiles faisaient l’objet de plus d’inspections simplement parce qu’elles étaient plus fortement représentées parmi les demandeurs d’allocations.

Cependant, M. Grivel n’a pas commenté les soupçons quant à savoir si l’algorithme cible certaines régions du pays plus que d’autres et – selon Le Monde – n’a pas répondu aux demandes des journaux en décembre de l’année dernière pour qu’il révèle ses méthodes pour décider qui va être vérifié.

La CNAF a également été accusée de ne pas tester d’éventuels biais dans l’algorithme ni d’évaluer ses résultats, alors qu’elle utilise le système depuis 10 ans.

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