La France critiquée pour les violences policières et le racisme à l’ONU

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU appelle la France à réduire les violences policières et à prendre des mesures pour lutter contre le racisme.

La France a été critiquée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour l’augmentation de la violence policière, y compris contre les manifestants, alors que les manifestations généralisées de la fête du Travail envahissent le pays.

La France doit prendre des mesures pour répondre, de manière transparente, aux allégations d’usage excessif de la force par la police et la gendarmerie contre des manifestants lors de manifestations, a déclaré le représentant de la Suède au Conseil des droits de l’homme à Genève lundi, alors que la France célèbre sa fête du travail annuelle.

Outre les récentes tensions entre les forces de police et les manifestants lors des manifestations contre la réforme des retraites du pays, des groupes de défense des droits ont également souligné l’ampleur de la violence policière en France lors des manifestations des gilets jaunes de 2018 et de la finale de la Ligue des champions de 2022, et ont appelé sur Paris pour résoudre le problème.

Lors du Conseil des Nations Unies basé à Genève lundi, la représentante russe Kristina Sukacheva, dont le pays a également été critiqué pour les violences policières, a déclaré que les mesures dures et parfois violentes visant à disperser les citoyens pacifiques en France sont un appel à l’inquiétude.

Paris a également été dénoncée pour intolérance religieuse, attaques contre les migrants et profilage racial par plusieurs pays au Conseil des Nations Unies alors que les membres procédaient à l’Examen périodique universel de la France (EPU), un processus que les 193 pays de l’ONU doivent subir tous les quatre ans.

La représentante américaine au Conseil de l’ONU, Kelly Billingsley, a déclaré que son pays souhaitait que Paris étende ses efforts pour lutter contre les crimes et les menaces de violence motivés par la haine religieuse tels que l’antisémitisme et la haine anti-musulmane, y compris les cas de harcèlement, de vandalisme et d’agression.

Pendant ce temps, la Chine a exhorté la France à mettre fin aux mesures qui violent les droits des migrants et le Brésil et le Japon ont souligné l’importance de mettre fin au profilage racial par les forces de sécurité.

Sabrine Balim, conseillère judiciaire au ministère français de l’Intérieur, a déclaré au Conseil de l’ONU que la France condamnait toute forme de profilage racial et a déclaré que la force utilisée par la police était strictement supervisée, contrôlée et, en cas d’utilisation erronée, sanctionnée.

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