Les travailleurs se mobilisent dans toute la France pour réclamer une hausse des salaires et plus de pouvoir d’achat : Peoples Dispatch
Le jeudi 29 septembre, les sections ouvrières de France ont observé une journée nationale d’action réclamant une augmentation des salaires et du pouvoir d’achat. L’appel à la mobilisation a été lancé par des syndicats, dont la Confédération générale du travail (CGT), la FSU et Solidaires, et des groupes de jeunes et d’étudiants comme le Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF), l’Union des étudiants communistes (UEC) et les autres. Des travailleurs et des jeunes ont organisé des marches dans environ 200 lieux à travers la France, notamment à Paris, Marseille, Nantes, Le Havre, Lille et Strasbourg.
Les travailleurs exigent que le gouvernement dirigé par Emmanuel Macron augmente les salaires et prenne des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat afin de lutter contre la flambée de l’inflation et la crise du coût de la vie. Ils se sont également opposés à la proposition gouvernementale de réforme des retraites, qui vise à porter l’âge de la retraite à 65 ans. Les partis politiques, dont le Parti communiste français (PCF), La France Insoumise (LFI), le Parti socialiste et les Verts, ont exprimé leur soutien et leur solidarité. avec les ouvriers.
Les travailleurs français organisent de grandes mobilisations à travers le pays depuis quatre ans pour protester contre les politiques néolibérales d’austérité du gouvernement Macron. La crise du COVID-19 a aggravé les conditions de vie des gens ordinaires. Aujourd’hui, une crise du coût de la vie marquée par une inflation galopante a poussé les travailleurs au bord du gouffre. Les prix des denrées alimentaires et du carburant montent en flèche dans toute l’Europe en raison de la crise énergétique provoquée par la guerre russo-ukrainienne et des profits des producteurs et distributeurs privés d’énergie. Afin de faire face à une telle crise, les sections de la classe ouvrière et les partis politiques progressistes de toute l’Europe ont exigé un plafonnement des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, une réduction de la TVA sur le carburant, une augmentation des salaires et des retraites et une taxe supplémentaire sur les bénéfices excédentaires réalisés par des sociétés énergétiques privées. Les sections ouvrières de France ont formulé des revendications similaires. De plus, des syndicats comme la CGT sont agités par la proposition de Macron d’augmenter progressivement l’âge de la retraite de 62 à 65 ans d’ici 2031. La tentative antérieure de Macron de réformer les retraites au cours de son premier mandat a rencontré un énorme succès. protestations et il a été contraint de suspendre les réformes.
En lien avec la mobilisation de jeudi, la CGT a présenté une proposition en 10 points pour augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs afin de les aider à lutter contre la crise du coût de la vie. Il comprend : (1) l’augmentation des salaires et du Smic (salaire horaire minimum légal) ; (2) l’égalité salariale entre les hommes et les femmes ; (3) reconnaissance des diplômes comme qualification pour l’emploi et augmentation des salaires ; (4) un revenu temporaire égal au Smic à tous les travailleurs privés de leur emploi ; (5) augmentation minimale des pensions à 2 000 euros (1 955 USD) ; (6) une allocation d’autonomie pour les étudiants et les jeunes chômeurs et une augmentation de salaire pour les apprentis ; (7) plafonnement des loyers ; (8) abaisser le taux de TVA à 5,5% sur les produits de première nécessité ; (9) la baisse des prix du carburant ; et (10) la fin des exonérations fiscales offertes aux grandes entreprises.
Le MJCF a déclaré que le gouvernement assèche la sécurité sociale et les recettes de l’État par des allégements fiscaux et des réductions d’impôts, et menace de détruire nos droits sociaux avec l’âge de la retraite [proposal]. Cette politique ne vise qu’à préserver les profits capitalistes.
Pourtant, augmenter les salaires, supprimer les cadeaux aux employeurs, ce serait plus de revenus pour la sécurité sociale et les services publics, et nous n’aurions aucun problème à financer la retraite à 60 ans.