French Letter : Le dernier de mes gémissements d’été
L’automne est arrivé comme sur rendez-vous. Mercredi a été éblouissant. Le thermomètre de la pharmacie de Callac tournait autour de 26 degrés. J’ai même eu un léger coup de soleil sur les bras. Mais le lendemain, 1er septembre, a été marqué par de gros nuages, des tonnerres roulants et une humidité énervante. L’été long et chaud était en plein recul et pas seulement en Bretagne.
Mto France avait raison : les orages étaient généraux sur toute la France. La pluie tombait doucement sur Paris et sur la vallée de la Loire, et plus à l’ouest dans les vagues sombres et mutines de l’Atlantique. Elle tombait aussi sur chaque partie du cimetière solitaire où mon ami Alexis est enterré. Il gisait en flaques sur les croix et les pierres tombales tordues, sur les lances de la porte métallique, sur les buissons épineux chargés de fruits.
Mais j’ai à peine besoin de continuer. Joyce est adaptable à l’infini.